GM pourrait délocaliser et fermer des sites européens

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GM POURRAIT DÉLOCALISER ET FERMER DES SITES EUROPÉENS
GM POURRAIT DÉLOCALISER ET FERMER DES SITES EUROPÉENS

FRANCFORT (Reuters) - General Motors, qui a récemment passé une alliance avec PSA Peugeot-Citroën, pourrait développer ses capacités de production dans des pays à bas coûts, tout en fermant son usine allemande de Bochum et anglaise d'Ellesmere Port, écrit Der Spiegel dimanche, citant un document stratégique interne.

Suivant le document "Global Assembly Footprint", si les ventes augmentaient, GM produirait les nouveaux véhicules dans des pays tels que la Pologne, la Russie, la Chine, l'Inde, le Mexique et le Brésil, poursuit Der Spiegel.

Toujours selon ce document, GM compte exporter d'ici 2016 300.000 véhicules de plus en Europe, construits au Mexique, en Corée et en Chine.

"Aucune décision n'a été prise à cet égard pour la production automobile d'Opel", a dit dimanche un porte-parole de GM Europe.

Opel exclut des fermetures de sites et des suppressions d'emplois jusqu'à la fin 2014 mais la filiale européenne de General Motors n'a aucun a priori quant aux initiatives déployées pour devenir plus rentable à l'avenir, a déclaré de son côté son président du directoire Karl-Friedrich Stracke.

"Nous avons un accord clair qui protège les sites jusqu'à la fin 2014; il n'est pas remis en cause", a-t-il dit, dans un entretien publié samedi dans le Bild. "Il nous faut une stratégie globale qui prenne en compte tous les éléments et paramètres; il n'y a aucun tabou", a-t-il ajouté.

Prié de dire si le personnel d'Opel jouirait de la sécurité de l'emploi jusqu'à la fin 2014, Stracke a répondu: "Correct!".

Il a ajouté qu'il espérait que la société puisse présenter au personnel des décisions concrètes dans deux à trois mois, afin de leur apporter une vision plus précise de l'avenir.

MOBILISATION SYNDICALE

Les dirigeants d'Opel présenteront mercredi prochain au conseil de surveillance un projet prévoyant la fermeture de deux usines en Europe pour réduire d'environ 30% les capacités de production, a-t-on appris cette semaine de plusieurs sources informées des discussions au sein de l'entreprise.

Les usines de Bochum, en Allemagne, et d'Ellesmere Port, au Royaume-Uni, sont considérées comme les plus menacées.

Prié de dire si le conseil de surveillance déciderait mercredi de la fermeture de deux usines en Europe, Stracke a répondu: "Faux! Bien sûr, nous discutons des moyens de rendre l'entreprise plus rentable mais une décision sur les fermetures de sites n'est pas à l'ordre du jour.".

Vendredi soir, les journaux du groupe de médias WAZ rapportaient, citant des sources gouvernementales, que Stracke avait informé le gouvernement allemand d'un projet de fermeture du site de Bochum, ajoutant qu'une réunion entre Stracke et les syndicats était prévue lundi.

"Il faudra examiner tous les sites d'un oeil critique. Mais pour l'heure, Bochum produit trois produits très importants pour Opel", a dit Stracke, au sujet de l'avenir du site au-delà de 2014.

"Nous suivons la situation de près et sommes en contact avec la direction d'Opel", a déclaré une porte-parole du ministère de l'Economie allemand, renvoyant aux déclarations de Stracke.

Dans l'intervalle, les dirigeants syndicaux d'Opel-Vauxhall et de PSA Peugeot-Citroën vont ouvrir des discussions en avril en vue de forger une alliance face aux deux groupes et de défendre l'emploi, avait dit vendredi la Fédération européenne de la métallurgie (FEM).

Christop Steitz, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par

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