GM discuterait de l'achat de moins de 5% de Peugeot

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GM DISCUTERAIT DE L'ACHAT DE MOINS DE 5% DE PEUGEOT
GM DISCUTERAIT DE L'ACHAT DE MOINS DE 5% DE PEUGEOT

PARIS/NEW YORK (Reuters) - General Motors poursuit des discussions à un stade avancé en vue de prendre une petite participation dans Peugeot dans le cadre de leur projet d'alliance stratégique en Europe, ont déclaré lundi des sources proches du dossier.

Il est probable que GM prendrait une participation de moins de 5% dans un premier temps et un accord pourrait être annoncé dans les jours qui viennent, ajoutent les sources, qui préviennent cependant qu'il n'y a pas encore d'accord et que les discussions pourraient tourner court.

Tout achat de GM serait "purement symbolique" pour sceller l'alliance commerciale, a dit l'une des sources, ajoutant que la taille de la participation serait "dans ces eaux-là".

Compte tenu d'une capitalisation de l'ordre de 3,6 milliards d'euros, une telle participation représenterait dans les 180 millions d'euros.

GM s'est refusé à tout commentaire. Un porte-parole de Peugeot n'avait pas répondu dans l'immédiat aux messages et appels aux fins de commentaires.

PSA avait annoncé mardi dernier étudier un projet d'alliance, sans plus de précisions sur l'identité de son partenaire potentiel. Mais des sources avaient déclaré à Reuters qu'il s'agissait de l'américain General Motors, confirmant des informations de presse.

Ces sources évoquaient un partenariat entre les deux groupes et non une fusion, tout en indiquant qu'un échange de participation croisée "symbolique" serait possible.

Pour GM, une alliance serait un moyen de diminuer les charges d'exploitation de sa filiale européenne déficitaire Opel. Pour Peugeot, ce serait une ouverture vers l'international bienvenue en un moment où les ventes ploient en Europe, avaient ajouté les sources.

Des analystes disent qu'une alliance permettrait à GM et Peugeot de mettre en commun des ressources pour concevoir des véhicules. Mais ils ajoutent qu'il faudra peut-être 10 ans avant d'en recueillir véritablement les fruits et que d'autres mesures s'imposeront pour surmonter le problème essentiel de deux constructeurs en Europe, la surcapacité.

"Franchement, nous pensons que ce sera source de complications en un moment très délicat de sa propre restructuration", avait dit la semaine dernière l'analyste Matthew Stover, Guggenheim, en faisant référence à Opel.

GM, qui a perdu 747 millions de dollars en 2011 en Europe, a dit ce mois-ci qu'il présenterait bientôt de nouvelles initiatives pour la restructuration de sa filiale européenne.

"Globalement, GM a bien plus à offrir à PSA que l'inverse", ajoute Stover.

Christian Plumb à Paris, Philipp Halstrick à Francfort et Soyoung Kim à New York, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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