GM-Bénéfice dopé par l'Amérique du Nord et l'Europe au T1

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 (Actualisé avec des précisions, contexte, cours de Bourse) 
    par Bernie Woodall et Joseph White 
    DETROIT, 21 avril (Reuters) - General Motors  GM.N  a fait 
état jeudi d'un bénéfice net bien supérieur aux attentes au 
premier trimestre, et plus que doublé, grâce à de solides 
résultats en Amérique du Nord et à l'amélioration de ses 
performances en Europe. 
    L'action du constructeur automobile gagnait 3,5% à 33,30 
dollars en avant-Bourse, après avoir atteint un pic de 33,68 
dollars. Le titre reste cependant proche du prix de 33 dollars 
fixé pour son retour en Bourse en 2010, en dépit de trois 
trimestres consécutifs de bénéfice imposable record. 
    La directrice générale, Mary Barra, ne ménage pas ses 
efforts pour convaincre des investisseurs sceptiques que GM peut 
dégager durablement des bénéfices solides et distribuer des 
milliards de dollars aux actionnaires, en dépit des hauts et des 
bas d'un secteur économique très cyclique. 
    Le bénéfice net a plus que doublé sur les trois premiers 
mois de l'année à deux milliards de dollars (1,76 milliard 
d'euros), soit 1,24 dollar par action. Hors charges 
exceptionnelles liées aux règlements de litiges, le bénéfice par 
action est de 1,26 dollar, à comparer au consensus Thomson 
Reuters I/B/E/S donnant un dollar. 
    GM a précisé qu'une fois de plus, le résultat imposable du 
trimestre, abstraction faite des éléments exceptionnels, 
constituait un record. 
    Le constructeur automobile a confirmé sa prévision d'un 
bénéfice net ajusté pour l'ensemble de l'exercice compris entre 
5,25 et 5,75 dollars par action, contre 5,02 dollars en 2015.  
     
    RETOUR À L'ÉQUILIBRE FINANCIER EN EUROPE 
    Le chiffre d'affaires a augmenté de 4,5% au premier 
trimestre à 37,3 milliards de dollars (33 milliards d'euros).  
    La marge bénéficiaire ajustée ressort à 7,1% sur la période 
contre 5,8% un an auparavant.  
    L'Amérique du Nord a représenté 85% du bénéfice de GM avant 
intérêts et impôt, attestant de la forte contribution au 
bénéfice des SUV et pick-up. 
    La marge de cette région a toutefois un peu diminué, à 8,7% 
contre 8,8% un an auparavant, ce que le directeur financier, 
Chuck Stevens, explique par des charges de restructuration et la 
hausse du nombre de salariés syndiqués qui ont accepté les 
conditions d'un plan de départs volontaires. 
    Stevens a ajouté que GM comptait toujours sur une marge de 
plus de 10% cette année en Amérique du Nord. 
    En Europe, GM est parvenu au point mort alors qu'il avait 
subi une perte de 200 millions de dollars au premier trimestre 
2015. 
    Le directeur financier a confirmé l'objectif d'une marge de 
8% en Europe dans les années qui viennent mais il a dit aussi 
que le risque de voir la Grande-Bretagne quitter l'Union 
européenne était préoccupant.  
    "Qu'est-ce que cela implique pour la livre sterling?", 
s'est-il interrogé. "Et pour l'entreprise, et pour les 
affaires?" 
    En Amérique du Sud, le constructeur a réduit ses pertes, 
tandis qu'en Chine, le résultat des coentreprises a stagné à 500 
millions de dollars.  
 
 (Marc Joanny et Wilfrid Exbrayat pour le service français, 
édité par Marc Angrand) 
 

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