Glencore tente de rassurer sur sa santé financière

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GLENCORE SE DIT CONFIANT
GLENCORE SE DIT CONFIANT

(Reuters) - Le géant des mines et du négoce de matières premières Glencore a déclaré mardi que ses activités restaient "solides sur les plans opérationnel et financier" et s'est dit confiant dans les fondamentaux à moyen et long termes de ses activités de matières premières.

L'action Glencore a touché un plus bas historique lundi à la Bourse de Londres en raison des craintes sur la capacité du groupe à réduire suffisamment sa dette pour supporter l'impact de la baisse prolongée des cours des matières premières.

Le titre, qui a perdu près de 30% lundi, regagnait 16,67% à 80,06 pence vers 15h55, la plus forte hausse de l'indice européen Stoxx 600,.

"Nous avons un flux de trésorerie positif, une bonne liquidité et absolument aucun problème de solvabilité", a déclaré un porte-parole du groupe dans un communiqué.

"Glencore n'a pas de clauses restrictives liées à ses dettes et dispose toujours de lignes de crédit solides et d'un accès sûr aux financements."

Le directeur général du groupe, Ivan Glasenberg, cédant aux pressions de certains actionnaires, a annoncé au début du mois un plan de mesures visant à réduire la dette du groupe, qui avoisine 30 milliards de dollars, et à éviter une dégradation de ses notes de crédit après la chute des cours de ses principaux produits, le cuivre et le charbon.

Ces mesures incluent la suspension du dividende, la vente de certains actifs et une augmentation de capital de 2,5 milliards de dollars, bouclée sans difficulté particulière il y a deux semaines.

L'objectif affiché du groupe est de réduire d'un tiers son endettement net d'ici la fin 2016.

Après l'annonce du plan de désendettement, Moody's a confirmé la note Baa2 du groupe tout en ramenant sa perspective de stable à négative, expliquant qu'une période prolongée de marchés difficiles pourrait ralentir l'amélioration de la situation financière de la société.

De son côté, Standard & Poor's a confirmé sa note BBB, qui reste sous perspective négative, en évoquant les risques liés au ralentissement économique en Chine et à l'évolution des cours du cuivre.

(Olivia Kumwenda-Mtambo; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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