Gladbach, le nouveau Borussia ?

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Gladbach, le nouveau Borussia ?
Gladbach, le nouveau Borussia ?

Alors que le Borussia Dortmund stagne irrémédiablement aux alentours de la 10e place et perdra son guide spirituel Klopp à la fin de la saison, celui de Mönchengladbach se dirige vers une qualification directe en Ligue des champions. Une tendance qui pourrait bien perdurer.

Il se passe incontestablement quelque chose du coté de Gladbach. On l'avait pressenti lors de l'Hinrunde, lorsque les Fohlen avaient tenu tête au Bayern. Un bon 0-0, costaud, logique. Le retour n'a fait que confirmer le nouveau statut du club de Rhénanie du Nord-Westphalie. Une victoire 2-0 tout en efficacité, acquise grâce à une défense compacte, infranchissable et des contres supersoniques. Derrière, Hoffenheim prend une volée 4-1, et puis c'est le Borussen Derby. Le grand frère, bien que vainqueur à l'aller, ne fait plus le poids, englué dans le ventre mou. Une situation tout bonnement extraordinaire.

Il faut d'ailleurs remonter 26 ans en arrière, en mars 1989, pour retrouver la dernière fois que les Fohlen se trouvaient devant les Schwarzgelben au classement avant leur rencontre retour. Cette supériorité se confirme immédiatement sur le terrain. Dans la foulée du coup d'envoi, Hermann profite d'une glissade d'Hummels pour servir Johnson, qui allume Weidenfeller. Le portier repousse, mais Oscar Wendt a bien suivi pour mettre une mine au fond du but vide. Il aura suffi de 28 petites secondes à Gladbach pour passer devant. Ensuite, application du même plan que contre le Bayern, Hermann va beaucoup trop vite, Raffael n'a plus qu'à la pousser au fond, Nordtveit profite de la passivité de la défense sur corner. Gündoğan réduit bien le score en fin de match, mais la passation de pouvoir est inéluctable.
Lucien Favre, fort de café
Deuxième meilleure équipe de la Rückrunde, invaincu depuis huit journées (six victoires, deux nuls, 17 buts inscrits, seulement 5 encaissés), ce Borussia est tranquillement installé sur la dernière marche du podium, deux points devant Leverkusen et son strapontin, à douze de Schalke. Si Dortmund a Reus, Gladbach aura la Champions League. Et si la saison blanche du BVB entre évidemment en ligne de compte, il ne faut pas négliger le développement régulier et réfléchi des Fohlen, qui porte la patte de Lucien Favre. "C'est un perfectionniste" dit de lui Patrick Hermann, l'un des nombreux joueurs à bénéficier de l'approche méthodique du Suisse de 57 ans. "Il regarde chaque match en DVD et prend note de tous les petits détails. Ce sont les détails qui décident des matchs. Il m'a appris énormément de choses, mais il reste encore de la place pour encore plus d'amélioration".



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