Gisèle et Germain, le goût des autres

le , mis à jour à 06:04
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Gisèle et Germain, le goût des autres
Gisèle et Germain, le goût des autres

Bram (Aude) De notre correspondant

Dans le petit lotissement de la route de Villepinte, à Bram (Aude), écrasé de soleil, un vent léger transporte le silence et le recueillement. Puis les sanglots de Philippe, 51 ans, voisin et ami intime de Gisèle, 63 ans, et Germain Lion, 68 ans, massacrés par le camion fou de la promenade des Anglais. Ils avaient pris leur retraite récemment. Il y a quelques mois seulement pour Gisèle, responsable des personnes âgées à la communauté de communes. Depuis quelques années pour Germain, responsable des routes au service équipement de Bram.

 

Ici, ils vivaient en parfaite harmonie au plus près de leurs voisins. « C'est insupportable. Il n'y a pas de mots pour dire ce que nous ressentons au fond de nous-mêmes. Le dimanche avant leur départ, j'étais encore chez eux pour leur emprunter la débroussailleuse. Ils étaient tellement heureux de cette visite à leur fille Christelle, à Marseille, puis à leur fils Christophe, à Nice », souffle leur ami, la voix cassée par l'émotion.

 

Philippe se souvient de Germain et Gisèle comme de « vrais citoyens ». « Elle m'expliquait voici peu comment cela avait été dur pour elle de prendre sa retraite tant elle aimait aider les autres et prenait de plaisir à accompagner les personnes âgées dont elle avait la responsabilité, confie leur voisin. Elle était aimée de tous et des agents qu'elle dirigeait. » Le même caractère altruiste se dessine lorsqu'il évoque Germain. « Il devait avoir les clés de la moitié des maisons du bourg car il rendait des services en jardinage ou en bricolage et donnait des coups de main de toutes sortes. »

 

« Ils étaient aimés, appréciés », raconte Claudie Méjean, maire de Bram et initiatrice d'un premier rassemblement spontané le soir du 15 juillet devant la mairie où plus de deux cents personnes se sont retrouvées. Aux côtés de Gisèle et Germain, quatre autres membres du cercle ...

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  • Pienegro il y a 5 mois

    Ces personnes avaient gagné leur place au paradis, que dieu leur accorde le repos étérnel.Victimes de s'être trouvés simplement au mauvais endroit un jour de fête, notre fête nattionale, symbole de liberté dont la 1ere celle de vivre libre!