Gironde : une maire PS fait annuler sa propre élection

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

Une maire fait annuler sa propre élection. Le quotidien Sud-Ouest révèle ce mercredi que le tribunal administratif de Bordeaux a décidé d'annuler les élections du mois de mars à Saint-André-de-Cubzac, à la suite du recours administratif déposé par Célia Monseigne, qui n'est autre que la maire de cette commune de près de 10 000 habitants.

Élue au premier tour des élections municipales avec 53,59 % des voix, la maire socialiste a déposé, ainsi que son adversaire UMP Benjamin Biroleau, un recours devant la justice pour contester la validité des bulletins de vote de la liste du candidat sans étiquette Arnaud Bobet, qui ne signalait pas la nationalité espagnole d'une de ses colistières. Ce dernier était arrivé en deuxième position avec 24 % des voix.

Des "conséquences fâcheuses"

Mal leur en a pris. Plutôt que d'invalider les voix de la liste Bobet, comme l'espéraient sûrement les deux plaignants, le tribunal a décidé d'annuler totalement les élections, obligeant ainsi Célia Monseigne à remettre son fauteuil de maire en jeu. Une nouvelle campagne ainsi qu'une nouvelle élection doivent ainsi être organisées prochainement, à moins que la maire ne fasse un recours au Conseil d'État.

Dans une interview donnée à France Bleu, Célia Monseigne, qui fait part de "conséquences fâcheuses", affirme par ailleurs "ne pas regretter" sa démarche, jugeant qu'elle "ne pouvait pas ignorer la loi qu'elle est censée faire appliquer".

Source Le Point.fr

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  • pichou59 le jeudi 2 oct 2014 à 07:38

    querelles de village