Giorgio Squinzi, après le vélo, le football

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Giorgio Squinzi, après le vélo, le football
Giorgio Squinzi, après le vélo, le football

Après avoir tout raflé avec la Mapei dans les années 90, le président de Sassuolo s'attaque au football de haut niveau et rencontre encore le Milan dont il est ouvertement supporter.

Km 164, au sortir de la forêt d'Aremberg. Vingt coureurs se détachent, dont cinq de la Mapei. Parmi eux, Ballerini, tenant du titre, qui crève trois fois en seulement douze kilomètres et perd ainsi le bon train, celui de Museeuw, Bortolami et Tafi, partis seuls et accumulant près de deux minutes d'avance sur les poursuivants. En chasse-patate, on retrouve justement Ballerini accompagné de Zanini de la Gewiss. Ils réduisent l'écart à une minute mais Patrick Lefèvere ordonne au Toscan d'arrêter de rouler. Il reste alors 15 bornes, cette victoire va-t-elle se jouer à la loyale ? Là encore le directeur sportif belge intervient et décide même l'ordre d'arrivée : 1. Museeuw, 2. Bortolami, 3. Tafi. Il sera respecté malgré les réticences de ce dernier. Drapés de leur inoubliable maillot bariolé, les trois avaleurs de pavés franchissent la ligne les bras levés. Nous sommes le 14 avril 1996. La Mapei règne sur Paris-Roubaix. Un triplé historique qu'elle rééditera en 1998 et en 1999. Une assise sur les classiques jamais vue auparavant. Régulièrement première au classement UCI, la formation italienne vampirise la petite reine de 1993 à 2002.
Adieu pédales, bonjour crampons
"J'ai quitté la Mapei à cause du doping ", confiait Giorgio Squinzi l'an passé. "Nous l'avions dénoncé à l'époque car notre vision sportive était basée sur un sport sans subterfuges, le tout, en plein dans l'ère Armstrong. A un moment, on a considéré qu'il était inutile de rester, il était impossible d'être compétitif." Un discours qui nous fait tous esquisser un petit sourire, comme si une grosse cylindrée qui a tout raflé pouvait endosser le costume de la blanche colombe. Toutefois, force est de constater que nombre des anciens coureurs de la Mapei ont fait une carrière linéaire sans le moindre soupçon. "Nous étions blâmés car nous dénoncions le doping, et nous avions même été menacés de sanctions par l'UCI." dévoile-t-il. Sacré Lance, il avait vraiment le bras long.

De cet engagement avec la Mapei, il restera le centre médico sportif spécialisé dans la recherche scientifique appliquée. Situé au nord de Milan, il est maintenant utilisé par les joueurs de Sassuolo, équipe dont Squinzi est devenu propriétaire. Et surtout bourgade de 40000 âmes située en Emilie-Romagne, soit le berceau de la céramique en Italie. Un des fleurons de la Mapei, cette entreprise parmi les leaders mondiaux de la...




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