Gilles Yapi-Yapo : " Le Diable détruisait ma vie"

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Gilles Yapi-Yapo : " Le Diable détruisait ma vie"
Gilles Yapi-Yapo : " Le Diable détruisait ma vie"

Absent des terrains depuis novembre dernier après avoir eu le genou totalement explosé par la semelle d'un adversaire, Gilles Yapi-Yapo est sur le chemin du retour. L'ancien Nantais et international ivoirien, Suisse d'adoption depuis près de dix ans, revient sur un parcours fait de (très) hauts et de (très) bas, entre embrouilles avec Lucifer et rédemption grâce à la foi.

Bonjour Gilles. Pour commencer, comment va ton genou ? Le genou va bien. La période difficile est passée, et j'ai repris l'entraînement depuis deux mois.
Qu'est-ce que tu entends par période difficile ? C'était difficile au niveau mental, et au niveau physique. Il fallait retrouver les automatismes, la force, l'équilibre, la confiance, réapprendre à marcher et à courir après l'opération, et après avoir enlevé les béquilles. Maintenant, je peux courir à nouveau, taper dans le ballon, et retrouver les collègues.
Lorsque ton adversaire a tapé ton genou, tu as tout de suite compris que c'était aussi grave ? Je me suis vite rendu compte que ce n'était pas bénin, et que j'allais être embarqué dans de longues péripéties. Le premier médecin que j'ai vu était très pessimiste, il m'a parlé de fin de carrière. Le diagnostic l'y encourageait.

Et lorsqu'on a 32 ans, un genou brisé, et qu'un médecin annonce ça, est-ce qu'on se dit que c'est la fin ou on ne veut pas y croire et on se fixe un objectif ? Je suis chrétien, je crois en Dieu. C'est ma force, depuis tout le temps. Je n'ai pas prêté attention au diagnostic, ou à ce que disait le médecin. Ma vie est entre les mains de Dieu, et j'ai eu raison de lui faire confiance. J'avais eu une première rupture des ligaments croisés quand je jouais à Bâle, et ça s'était très bien passé avec le chirurgien que j'avais vu à l'époque. Je suis retourné le voir et c'est lui qui m'a opéré, et j'ai fait ma rééducation dans le même centre, à Bâle. On apprend beaucoup de choses dans ces moments-là, on en sort grandi. J'ai grandi dans ma foi. Quelle que soit la situation, Dieu ne vous abandonne jamais.
Et comment s'est manifesté le soutien de ton club ? J'étais à 6 mois de la fin de mon contrat, j'avais 32 ans, je venais de me blesser, et ils m'ont proposé une prolongation de contrat. Dieu m'a soutenu, c'est la main de Dieu qui a permis cela. Mais je remercie…





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