Gilles Simon : " Yannick a besoin d'apprendre à nous connaître "

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Avant le premier tour de la Coupe Davis entre la France et le Canada en Guadeloupe, Gilles Simon est revenu sur son état de forme et sur son adaptation au climat antillais, malgré les risques liés au virus Zika.

Gilles Simon, en quoi consiste ces premières séances avec Yannick Noah ? Est-ce que vous travaillez les détails de votre jeu ?
Je trouve que, parfois, à trop vouloir aller sur les détails, on donne trop d’importance à des détails. Alors que, quand on garde les choses simples, savoir mettre de l’envie, mettre de l’énergie et mettre ce qu’on a à l’entraînement tous les jours, à l’arrivée, souvent, on joue plutôt pas mal.

Est-ce que Yannick Noah vous parle beaucoup ou pas ?
Non, mais il parle quand il le faut, c’est bien !

En individuel ou en collectif ?
On a fait les deux. On a fait beaucoup beaucoup de collectif et un tout petit peu d’individuel.

Yannick a évoqué deux discussions le soir dans un restaurant proche de votre hôtel, où ça s’est bien passé, en tout cas, il en a gardé de très bons souvenirs. Est-ce votre cas ? Peut-on savoir ce qu’il s’y est dit en globalité ?
Je pense que c’est aussi plus Yannick qui a besoin d’apprendre à nous connaître donc ce sont des discussions qui étaient peut-être plus importantes pour lui que pour nous parce que, nous, on les a déjà. Après, c’est vrai qu’on se connaît bien, on se connaît tous, on se dit toujours les choses depuis longtemps donc on a l’habitude de ce truc-là. Peut-être que, de l’extérieur, ça peut paraître bizarre parce qu’on peut se dire des choses hyper-sympa, mais on peut aussi se dire des choses très dures. Mais on le dit assez tranquillement quand même.

Simon apprécie l'accueil des Guadeloupéens

Avez-vous peur des piqures de moustiques ?
Non, de toute façon, ce n’est pas facile de l’éviter, la piqure de moustique à partir du moment où on joue dehors toute la journée. Mais c’est vrai que le petit message dans l’avion quand tu atterris qui te dit « Attention, vous êtes dans une zone touchée par Zika, la dengue, le chikungunya », tu te dis que ça peut arriver. Il n’y a pas de recommandations.

Vous n’avez pas forcément fait attention aux produits pour vous protéger des moustiques ?
Non, on est dehors toute la journée.

En termes d’accueil et d’acclimatation, comment vous vous sentez ?
En termes d’accueil, ça a été assez incroyable. Je crois qu’à chaque fois qu’on rencontre quelqu’un dans la rue, ils nous klaxonnent, ils nous encouragent. C’est fabuleux. Et l’acclimatation, ça s’est très bien passé. Sur un plan personnel, ça s’est très bien passé car je suis parti de ma tournée indoor avec des sensations très moyennes, on va dire. Et dès que je suis arrivé ici, j’ai bien joué, j’ai bien frappé, tout s’est mis en place assez rapidement. Mais je crois que pour les autres aussi, mais ils vous le diront.

Seriez-vous déçu de ne pas jouer vendredi, de ne pas jouer du tout dans la rencontre ?
Oui et non. C’est toujours pareil. Moi, je sais que je joue bien. Si je ne joue pas parce que les autres jouent très bien aussi, c’est comme ça. J’ai juste envie qu’on gagne.

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Guadeloupe, Maxime GRAS

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