Gilles Moret : " On a même joué à l'Olympia "

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Gilles Moret : " On a même joué à l'Olympia "
Gilles Moret : " On a même joué à l'Olympia "



Prof de français la semaine, speaker le week-end, Gilles Moret est celui qui mène l'ambiance au stade Jean-Bouin depuis près de quatorze ans. Après plus de 300 matchs de Ligue 2 et National au compteur accompagné d'un titre honorifique de meilleur animateur de L2 reçu en 2014, l'Angevin découvre enfin l'élite cette saison. En toute sérénité. Logique quand on s'est produit dans une autre vie sur les plus grandes scènes de France et qu'on a partagé l'affiche avec Noir Désir.

Tu es le speaker du SCO d'Angers depuis 2001, mais depuis quand supportes-tu le club ? Depuis toujours ! Je suis né à Paris, mais je suis arrivé très tôt à Angers, vers l'âge de trois ans. Je me sens totalement angevin, et j'ai toujours été derrière le SCO. Tu sais, quand j'étais jeune, il y avait deux joueurs du club dans mon immeuble, Claude Dubaële et Daniel Perreau. Aujourd'hui, ce ne sont peut-être pas des noms qui parlent forcément aux jeunes générations, mais ils ont tous les deux fait une carrière honorable. Dubaële a même gagné une Coupe de France avec Rennes en 1965. Mon histoire avec le SCO a débuté à ce moment-là. Ils m'ont transmis leur passion pour le foot. Et, du coup, j'ai commencé à jouer. Daniel Perreau m'emmenait souvent à mes entraînements, dans sa 204, et j'allais à Jean-Bouin avec Claude Dubaële. Je me rappelle très bien de mon premier match au stade. C'était en 1967 avec un match contre Nice gagné 1 à 0, sous des trombes d'eaux. Ce qu'il faut savoir, c'est que le SCO tournait vraiment bien à cette époque et jouait les premiers rôles.
Tu es passé par le SCO quand tu étais jeune. Tu espérais devenir professionnel ? J'ai joué près de dix ans au SCO, en commençant en poussin si mes souvenirs sont bons. J'ai connu le championnat cadet national, donc j'étais pas trop trop mal. On jouait souvent en lever de rideau à Jean-Bouin, et on rêvait quand on voyait jouer les pros après nous dans ce stade plein. Je me suis vraiment régalé pendant toutes ces années. Mais après, comme beaucoup de jeunes, à 18 ou 19 ans, tu arrives à un tournant. C'est souvent là que se joue ton avenir dans le foot. Moi, j'avais un peu la tête ailleurs. J'ai un peu mis le foot de côté pour me concentrer sur la musique.
Justement, parle-nous un peu de ta carrière musicale. Car avant d'arriver à Jean-Bouin, tu as longtemps été le chanteur-guitariste des Dirty Hands, qui reste l'un des groupes phares de la scène rock angevine. Ça a plutôt bien marché, oui, on a eu de la chance. J'ai d'abord joué avec les Noodles, mon tout premier groupe, puis on a fondé Dirty Hands en 1989 avec des potes. On s'est vraiment inscrit dans l'histoire rock d'Angers, qui à cette époque avait des groupes qui tournaient vraiment bien, comme les Thugs. Angers a toujours vibré pour le rock, surtout dans les…


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