Giglio : la nostalgie du Costa Concordia

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Le port du Giglio après le départ du Costa Concordia.
Le port du Giglio après le départ du Costa Concordia.

Comme après le départ d'un invité encombrant mais auquel on avait fini par s'habituer, les habitants du Giglio doivent apprendre à vivre sans l'épave du Costa Concordia. Certes, le lent départ du géant des mers vers Gênes fut salué mercredi dernier par des salves d'applaudissements, un concert de sirènes et les cloches de l'église sonnèrent 33 fois pour rappeler les 32 victimes du naufrage et le plongeur sous-marin décédé durant les travaux de renflouement. Une plaque rappelle les victimes et la statue de la Madone de la chapelle du Costa Concordia a pris place dans l'église du port en souvenir de l'attitude héroïque des habitants la nuit tragique du 13 janvier 2012. Mais, derrière le "politically correct", ce sont deux catégories de Gigliens qui se côtoient dans la petite île qui vit exclusivement du tourisme.

Les habitants de Campese, le village sur le versant de côte opposé à celui où le naufrage a eu lieu, renaissent. Pour eux, durant les trente derniers mois, la fréquentation des hôtels et des restaurants avait chuté de 35 %. Sans le retour des touristes "vrais", les vacanciers, ils étaient condamnés. En revanche, pour les professionnels du tourisme de Giglio port, c'est la fin d'une époque d'or. Pour loger et nourrir 400 ouvriers pendant deux ans et demi, la Costa Concordia a dépensé un million d'euros par jour. Le patron de l'hôtel Bahamas arrondissait même ses fins de mois en offrant aux journalistes à prix fort la...

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