Giacomo Losi, car il y a une vie avant Totti

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Giacomo Losi, car il y a une vie avant Totti
Giacomo Losi, car il y a une vie avant Totti

Plus les saisons passent, plus la légende du numéro 10 de la Roma prend de l'ampleur. Jamais un joueur comme Totti n'a aussi bien incarné un club et une ville. Mais avant lui, Giacomo Losi l'avait fait, à sa façon.

Il avait été effacé des tablettes un triste soir d'hiver, précisément le 27 février 2007, lorsque Francesco Totti fêtait son 456e match avec la Roma par un doublé sur le terrain du Chievo (score final 2-2). Giacomo Losi avait pourtant résisté à l'assaut de Giannini (437 rencontres) et Aldair (435), mais il a dû se rendre face au mythique capitaine romain, son record tenant tout de même 38 longues années. Portrait d'un bonhomme trop souvent éclipsé.

De résistant de Soncino


Contrairement à la plupart des fidèles du club giallorosso, Giacomo Losi n'est absolument pas romain. Il est né à Soncino, commune de 5000 habitants au Sud-Est de Milan. Issu d'une famille pauvre, il passe son enfance à aider les "Partigiani" contre les nazis, sans son père. Ce dernier a été enlevé de force par les fascistes et ne donnera pas de nouvelles pendant deux ans avant de revenir extrêmement diminué d'un long séjour dans un camp de travail en Tchécoslovaquie, duquel il s'était échappé. Le football permet alors d'archiver cette sombre période. Attaquant à la Soncinese, il passe à la Cremonese et recule de deux crans, le temps de deux bonnes saisons en Serie C. Les clubs de l'élite font la queue pour se l'approprier. Persuadé d'atterrir à l'Inter ou Bologne, équipe que son paternel supporte, c'est avec étonnement qu'il apprend son transfert à la Roma. Celui qu'on appelle encore Giacomino n'a que 19 ans et la capitale l'effraie. D'ailleurs, il lui faut du temps pour se mettre dans le bain, coach Carver attend même le mois de mars pour faire débuter cet arrière latéral trapu (1m68) et tenace. C'est face à l'Inter, championne d'Italie en titre. La première rencontre d'une longue série.

à "Cor de Roma"


Une saison d'acclimatation, et Losi est prêt à en découdre. Rapidement décalé dans l'axe, il devient un stoppeur infranchissable et correct puisqu'il n'écopera que d'un seul carton jaune dans sa carrière le jour de son dernier match contre le Hellas. Son surnom de "Cor de Roma" (cœur de Rome), il l'obtient suite à une prestation héroïque face à la Sampdoria à l'hiver 61. La Roma perd 2-1 et évolue à 10 suite à la sortie sur blessure de Guarnacci, qui s'est fracturé une jambe. Il n'y a pas de remplacement à l'époque, ainsi, lorsque Losi se déchire l'aine en stoppant une dangereuse offensive de Brighenti, il est…




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