Ghannouchi : «le dialogue se noue petit à petit» avec les salafistes

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INTERVIEW - Cofondateur d'Ennahda, Rached Ghannouchi en est resté l'autorité morale et l'arbitre suprême. Il encourage les salafistes tunisiens à «travailler dans un cadre légal».

LE FIGARO. - En excluant une référence à la charia dans la future Constitution, ne craignez-vous pas de radicaliser la mouvance salafiste?

Rached GHANNOUCHI. - C'est possible, mais nous prononcer en faveur de la charia aurait légitimé et renforcé les salafistes. Ennahda, c'est l'original et l'original n'a pas à suivre la copie. Tant pis s'ils sont mécontents. Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'intérêt de la Tunisie. Si nous avions dû organiser un référendum, nous aurions pu obtenir plus de 51 % des voix en faveur de la charia, mais cela aurait divisé la société. Les salafistes le savent, mais ne comprennent pas qu'une Constitution est le fruit d'un consensus.

Je ne crois pas vraiment à une menace terroriste. Il y a bien sûr des têtes brûlées, mais le terrorisme serait une voie suicidaire.

Il faut savoir aussi que le mouvement salafiste n'est pas un bloc homogène. Une majorité d'entre eux pense de manière rigoriste, mais rejette la violence et n'accuse pas Ennah

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