Gévrise Emane : « Capables de gagner 14 médailles »

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Sélectionnée pour les Jeux Olympiques de Rio dans la catégorie des moins de 70kg, Gévrise Emane espère décrocher le seul titre qui manque à son palmarès. Avec sourire et légèreté, tout comme ses 13 compatriotes engagés à Rio.

[fpvideo mediaid='digiteka' url='http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01343059/zone/1/showtitle/1/src/uqpkm3" width="648" height="365" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true">'] Gévrise Emane, vous allez disputer vos troisièmes Jeux Olympiques. Votre expérience va-t-elle vous aider ? S’appuyer sur l’expérience c’est bien, mais continuer à avoir ce grain de folie c’est mieux, car c’est ce grain de folie-là qui va me permettre d’aller chercher ce titre olympique avec mes tripes, car c’est sûr qu’on ne va pas me le donner. A moi de tout donner le jour J. Vous effectuez globalement une bonne saison, cela vous donne confiance ? Effectivement, ces deux dernières saisons se sont très bien passées pour moi, dans une catégorie où il y a eu de la concurrence, avec notamment Fanny (Posvite). On a livré une bataille de bout en bout. J’avais toujours dans ma tête les Jeux de Rio. C’est le seul titre qui manque à mon palmarès. Je vais essayer d’y aller avec légèreté, car c’est peut-être ce qui m’a manqué à Londres. Je sais, avec l’expérience de Londres, que la pression peut arriver à tout moment, même quand on a tout préparé en amont. Il faut savoir d’adapter.

 « Ce sont mes derniers Jeux Olympiques, j’ai vraiment envie de profiter »

Comment va se dérouler la préparation jusqu’à Rio ? On va y aller crescendo. On va partir en Corse pour un stage de cohésion. Derrière, il y aura le stage de St-Cyprien avec les équipes étrangères, où il faudra déjà être au taquet. Je veux vraiment privilégier l’aspect judo. Je vais être à l’écoute de mon corps, de mes sensations, car j’ai de l’expérience, et je n’ai plus 20 ans (sourires). Ce à quoi je vais devoir faire face, c’est vraiment mon corps, car parfois il me met quelques alertes. Comme je suis quelqu’un qui met vraiment l’accent sur le travail, parfois j’oublie de lever le pied. Si je dois lever le pied, je le ferai, sans avoir à se dire « j’ai loupé un entraînement pour les Jeux ». Je serai prête de toute façon. Cette période deux mois avant les JO, c’est du plaisir ou du stress ? Un peu des deux, mais je vais surfer sur le plaisir, l’aspect fun. Il faut y aller, ça se passe à Rio, samba, soleil... Comme ça on oublie un peu la compétition, le stress. Il faut que tout se passe avec le sourire. Ce sont mes derniers Jeux Olympiques, j’ai vraiment envie de profiter, de me faire plaisir. Ce n’est pas possible que j’y aille en faisant la gueule. La directrice du haut niveau Martine Dupond a fixé comme objectifs 14 médailles pour les judokas français (ils sont justement 14 sélectionnés), est-ce possible ? Je suis tout à fait d’accord avec Martine Dupont. Nous sommes, chacun à notre niveau, capables de ramener une médaille, et un titre, pourquoi pas. Mais les JO, c’est une compétition particulière, il faut vraiment être prêt le jour J. J’ai vu tellement de choses se passer le jour des Jeux que tout le monde a vraiment sa chance.
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