Getafe, toujours si seul.

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Getafe, toujours si seul.
Getafe, toujours si seul.

Présent en Liga depuis le début des années 2000, Getafe n'a jamais réussi à enflammer les foules. La faute à la proximité des deux mastodontes que sont le Real et l'Atlético, mais pas que. Englué dans un marasme économique et dirigé par un socio merengue, le club de la banlieue sud de la capitale semble contraint à exister dans l'indifférence la plus totale.

Ce dimanche, à l'heure de la rencontre entre le curé et ses paroissiens, la paroisse de San Pablo de Getafe devra composer avec les derbys qui se profilent quelques dizaines de mètres plus loin. Pas de stress pour autant pour le prêtre des lieux : la double opposition entre Getafe et le Real Madrid ne devrait pas attirer les foules au Coliseum Alfonso Pérez. Alors que les deux équipes fanions se retrouvent à midi pour la dernière journée de la phase aller de Liga, les réserves se mesurent elles dans l'après-midi. Dans une ville qui vit au rythme des exploits du Santiago-Bernabéu et du Vicente-Calderón, le Getafe CF a fait de l'indifférence populaire son identité. Pourquoi ? En partie parce que "c'est une petite ville dont un tiers n'est composé que d'entrepôts ou d'entreprises", dixit Robin Lafarge, recruté cet été par les Azulones. Cette explication, véridique, n'explique pourtant pas tout. Créé en 1983, présent en Liga depuis onze ans, le club de la banlieue sud madrilène était à son origine la "Peña Madridista de Getafe". Forcément, lorsque l'on supporte un autre club, difficile d'aimer le sien...
Yoda : " Franchement, il n'y a pas beaucoup de supporters"
Ángel Torres Sánchez est un président qui aime la différence. À la tête du "Geta" depuis 2002 – suite aux demandes persistantes du maire de l'époque, Pedro Castro – cet entrepreneur espagnol a la particularité d'être socio du Real Madrid. Pas un souci pour Karim Yoda, arrivé l'été dernier : "Ça ne me dérange pas spécialement, mais c'est vrai que c'est un peu bizarre. Mais on ne va pas le changer, c'est lui qui nous paie. Et on ne peut pas lui enlever qu'il a réussi à pérenniser le club en Première Division." Toujours dans l'ombre du mastodonte de Chamartin, le club vit des miettes de son voisin. "Il y a beaucoup de joueurs qui sont passés par le Real Madrid, souligne ce même Robin Lafarge. Que ce soit dans le groupe professionnel ou dans celui de la réserve, ils sont nombreux. De mémoire, je te dirais qu'ils sont au moins cinq." En réalité, ils ne sont "que" trois dans l'effectif professionnel actuel – Pablo Sarabia, Jordi Codina et le fameux Pedro Léon – à avoir été formés dans la cantera merengue. "Ce qu'espèrent nos rares supporters, c'est que des jeunes issus du club puissent jouer en...


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