GESTION-La décollecte continue sur les actions européennes-BAML

le
1
 (Répétition sans changement d'une dépêche publiée vendredi) 
    * Neuvième semaine de rachats nets sur les actions 
européennes 
    * Quatrième semaine consécutive sur les actions japonaises 
    * Un effet du recul du dollar: http://bit.ly/1qxY9US 
 
    PARIS, 11 avril (Reuters) - Les rachats nets sur les fonds 
d'investissement collectifs dédiés aux actions européennes et 
japonaises se sont poursuivis sur la semaine au 6 avril en lien 
avec le recul du dollar, montrent des données publiées vendredi 
par Bank of America Merrill Lynch Global Research. 
    Les fonds investis en actions américaines ont en revanche 
bénéficié de souscriptions à hauteur de 5,4 milliards de dollars 
(4,75 milliards d'euros) tandis que ceux dédiés aux actions 
émergentes ont subi des dégagements pour la deuxième semaine 
consécutive avec 600 millions de dollars de sorties nettes, 
selon l'étude, qui reprend des données d'EPFR Global, société de 
recherche spécialisée dans le suivi des flux de souscription des 
grandes sociétés de gestion internationales. 
    Les fonds investis en actions européennes ont enregistré une 
neuvième semaine de rachats nets, à hauteur de 700 millions 
d'euros, la plus longue période de désaffection des 
investisseurs depuis mai 2013. 
    Ceux dédiés aux actions japonaises ont subi une décollecte 
d'un milliard de dollars et une quatrième semaine de rachats 
nets, soit la plus longue phase de sorties depuis septembre 
2012.  
    Le désintérêt des investisseurs pour les actions européennes 
et japonaises est concomitante au recul du dollar, notamment 
contre l'euro et le yen, souligne Bank of America Merrill Lynch. 
    Graphique des flux cumulés sur les fonds actions européennes 
et japonaises comparés au taux de change du dollar pondéré par 
les échanges extérieurs:  
    http://bit.ly/1qxY9US 
     
    Au total, les fonds actions toutes zones géographiques 
confondues ont engrangé 4,3 milliards de dollars sur la période. 
    Les fonds obligataires ont bénéficié de 8 milliards de 
dollars d'entrées nettes, les plus élevées en douze mois, la 
faveur des fonds investis en obligations indexées sur 
l'inflation se confirmant avec une collecte nette de 1,1 
milliard, le montant le plus élevé depuis avril 2015. 
    Les craintes de déflation sont loin d'être totalement 
dissipées mais aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, notamment, 
les investisseurs commencent à se préparer à l'accélération de 
la hausse des prix.   
    Les fonds spécialisés sur la dette émergente ont quant à eux 
enregistré une septième semaine consécutive de collecte nette, à 
hauteur de 2 milliards de dollars, le montant hebdomadaire le 
plus élevé depuis juin 2014.  
    Depuis le début de l'année, la collecte cumulée sur les 
fonds obligataires atteint près de 35,7 milliards de dollars 
alors que les dégagements sur les fonds actions totalisent plus 
de 46 milliards.  
    Les fonds investis en métaux précieux ont connu une 
treizième semaine consécutive d'entrées nettes à hauteur de 300 
millions de dollars.  
     
    Souscriptions(+)/Rachats(-) nets par grandes catégories de 
fonds (en milliards de dollars): 
  
                      Semaine au 6 avril       2016 
 Actions                     +4,3             -46,03 
                                            
 Obligataires                +8,0             +35,68 
                                            
 Monétaires                  +2,6             -44,09 
                                            
 Matières premières          +0,6             +16,12 
                                            
  
 
 (Marc Joanny, édité par Dominique Rodriguez)
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jmlhomme le lundi 11 avr 2016 à 10:10

    Bien difficile de comprendre quand les taux d'interet donc les interets d'obligations descendent fortement que les fonds d'actions fondent. Ce devraient etre le contraire car pour les entreprises les deux faits leur sont favorable et pour les particuliers pareil puisque les crédits sont moins couteux. Une relance economique qui ne bénéficierait pas aux entreprises....absurde

Partenaires Taux