Gestion difficile de l'alerte sur l'anticancéreux docétaxel

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Examen de depistage de cellules cancéreuses à l'Institut Curie à Paris.
Examen de depistage de cellules cancéreuses à l'Institut Curie à Paris.

Les investigations se poursuivent et la recommandation de substitution par un autre médicament voisin pose question.

Le voile n'est pas encore levé sur plusieurs décès inattendus de patients recevant du docétaxel, un anticancéreux utilisé dans le traitement de plusieurs types de cancers.

Le risque relativement rare d'effets indésirables, en l'occurrence de graves inflammations du côlon pouvant s'accompagner d'un choc septique, est connu pour ce type de médicament.

Mais, le regroupement inhabituel de patients au décès desquels les médecins ne s'attendaient pas et qui présentaient des effets indésirables fatals a déclenché une alerte en février. Elle a entraîné la recommandation d'éviter le docétaxel dans cette indication et de lui préférer le paclitaxel, qui appartient à la même famille des taxanes, dans le traitement des cancers du sein localisés et opérables.

La réunion rassemblant l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l'Institut national du cancer (INCA) et des représentants des oncologues (spécialistes du cancer) prévue vendredi 28 avril pourrait remettre en question cette ligne de conduite.

Contraintes pour les patientes En effet, confie un responsable de l'ANSM le rapport bénéfice-risque du paclitaxel serait moindre que celui du docétaxel qu'il est censé remplacer : il présenterait certains effets secondaires supplémentaires sans avoir de supériorité en termes d'efficacité.

De plus son utilisation est plus contraignante pour les patientes et les structures de type hôpital de jour : au lieu de venir une fois tous les quinze jours, la patiente doit se présenter deux f...

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