Germanwings-Lubitz avait répété son geste lors du vol aller

le , mis à jour à 13:06
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(Actualisé avec déclarations président du BEA, précisions) par Tim Hepher PARIS, 6 mai (Reuters) - Andreas Lubitz, le copilote de la Germanwings qui a délibérément fait s'écraser un Airbus dans les Alpes le 24 mars, avait répété son geste lors du vol aller, selon un rapport d'étape du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) publié mercredi. "Plusieurs sélections temporaires d'altitude vers 100ft (pieds-NDLR) avaient été enregistrées au cours de la descente du vol précédent celui de l'accident, alors que le copilote était seul dans le poste de pilotage", peut-on lire dans ce document. Le même jour, sur le vol retour entre Barcelone et Düsseldorf, Andreas Lubitz, qui s'était enfermé dans le cockpit de l'Airbus A320, a délibérément lancé l'avion contre la montagne, entraînant avec lui dans la mort 149 personnes, selon l'examen des boîtes noires de l'appareil. "Il a répété (au vol aller-NDLR) les gestes qu'il a faits pendant le vol fatal", a déclaré Rémi Jouty, président du BEA. "Ces actions sont une sorte de répétition du geste qu'il a fait sur le vol précédent, répétitions sur des périodes très brèves". "Je ne vais pas me lancer dans un travail d'essayer d'imaginer ce qui s'est passé dans sa tête, dans un travail psychologique", a-t-il ajouté. "Tout ce qu'on peut dire c'est qu'il a manipulé ce bouton jusqu'à afficher sa valeur minimale de 100 pieds, et qu'il l'a fait plusieurs fois." Lors du vol retour, le centre de contrôle de Marseille a appelé l'équipage à onze reprises sur trois fréquences différentes sans qu'aucune réponse ne soit transmise, selon le BEA, confirmant des informations déjà divulguées par le procureur de Marseille. La défense aérienne française a en outre "tenté de contacter le vol à trois reprises pendant la descente, sans réponse", ajoute-t-il. Agé de 27 ans, Andreas Lubitz était sujet à de graves dépressions. Un ordinateur découvert à son domicile montre qu'il avait effectué une recherche sur internet concernant les différents moyens de se suicider lors des jours précédant le crash. Les enquêteurs ont également découvert des feuilles d'arrêt- maladie déchirées à son domicile montrant qu'il n'aurait pas dû voler le 24 mars dernier. Le BEA devrait rendre son rapport final d'ici un an. (Edité par Marine Pennetier)


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