Gérard Jugnot : « Hollande aurait pu faire partie du Splendid »

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Gérard Jugnot le 7 novembre 2016.
Gérard Jugnot le 7 novembre 2016.

L’acteur et réalisateur vient de publier « Une époque formidable » (Grasset), livre dans lequel il revient sur l’aventure de la troupe du Splendid.

Je ne serais pas arrivé là si…

… si je n’avais pas déménagé à 9 ans de Vincennes à Puteaux. C’est ce déménagement qui m’a permis d’entrer en sixième au lycée Pasteur de Neuilly et d’y rencontrer mes potes, cela a été fondateur. Comme le niveau scolaire de Vincennes était supérieur à celui de Puteaux, j’ai eu un prix d’honneur, pour la première fois de ma vie d’écolier. Grâce à ce prix, j’ai été admis au lycée Pasteur. L’année suivante, Neuilly n’acceptait plus les enfants de Puteaux. Si j’avais déménagé un an plus tard, mon destin aurait été différent.

J’ai rencontré Christian Clavier en cinquième, dans une fête de classe. Je projetais mon premier film, Plombfinger, une parodie de Goldfinger dans laquelle j’interprétais Jean Bon 007. Christian qui, à l’époque, imitait à la perfection notre prof d’allemand, façon Louis de Funès, m’a présenté Thierry Lhermitte, un fils de grand bourgeois en révolte contre son milieu. L’année d’après, je me suis retrouvé à côté de Michel Blanc en cours d’allemand. On nous a vite demandé de changer de place. Marie-Anne Chazel était juste en face du lycée, au cours secondaire. Clavier l’avait repérée…

En entrant au lycée Pasteur, au début des années 1960, vous vous retrouvez dans un établissement huppé alors que votre famille est plutôt modeste…

C’était le lycée des fils de la bourgeoisie neuilléenne, et moi, bourgeois, je ne l’étais pas du tout. Michel Blanc non plus d’ailleurs, il habitait La Garenne-Colombes. Nous étions les deux parias qui...

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