Géorgie : les aléas d'une paix tronquée

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DÉCRYPTAGE - Trois ans après le cessez-le-feu, les militaires russes occupent toujours 20% du territoire géorgien.

Par Isabelle Lasserre.
Par Isabelle Lasserre.

En août 2008, l'intervention de Nicolas Sarkozy, alors président en exercice de l'Union européenne, avait permis d'imposer un cessez-le-feu entre Moscou et Tbilissi, en guerre pour le contrôle de l'Ossétie du Sud. Considérée à l'époque comme un grand succès diplomatique, l'initiative du président français a pourtant été presque immédiatement foulée aux pieds par Moscou, sans que l'Union européenne ou Paris ne s'en offusquent très fort.

Trois ans plus tard, que reste-t-il du cessez-le-feu du 12 août 2008, qui ­devait restaurer le statu quo antérieur au déclenchement de la guerre? D'abord ceci: les forces armées russes ne se sont jamais retirées des zones occupées pendant la guerre, comme elles auraient dû le faire. Elles occupent 20% du territoire géorgien. Certains villages qui étaient restés sous le contrôle de Tbilissi après le conflit ayant opposé les régions séparatistes au pouvoir central, au début des années

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