Georges Tron confronté devant un juge à ses deux accusatrices

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Georges Tron confronté devant un juge à ses deux accusatrices
Georges Tron confronté devant un juge à ses deux accusatrices

PARIS (Reuters) - L'ancien secrétaire d'Etat UMP Georges Tron, mis en examen depuis juin 2011 pour viols, a été confronté jeudi dans le bureau d'un juge d'Evry (Essonne) aux deux femmes qui l'accusent et qu'il qualifie de menteuses, ont annoncé les deux parties.

Les faits sont censés s'être déroulés à sa mairie de Draveil (Essonne) avec la participation d'une autre élue UMP, Brigitte Gruel, aussi mise en examen. Georges Tron nie et parle d'un complot fomenté par l'extrême droite pour le discréditer.

En arrivant à la confrontation, les plaignantes, deux ex-employées municipales, ont déclaré qu'elles étaient en mesure de faire éclater ce qu'elles présentent comme la vérité.

"M. Tron m'a agressée avec Mme Gruel. Maintenant, quels que soient les commentaires de M. Tron, il va se trouver face à ces vérités", a dit Virginie faux.

Georges Tron, qui sera candidat à sa réélection aux prochaines législatives de juin, ne devrait pas connaître d'ici cette échéance la décision du juge d'instruction, qui attendra vraisemblablement plusieurs mois.

Poursuivi pour "agressions sexuelles et viols en réunion et par personne ayant autorité, il risque la cour d'assises. Il admet avoir été adepte de la "réflexologie plantaire", discipline basée sur le massage de pieds, mais nie avoir entraîné des femmes par ce biais vers des rapports sexuels.

La défense de Georges Tron explique les déclarations des plaignantes par des démêlés avec l'administration municipale en raison de supposées malversations ou de problèmes de comportement, qui auraient motivé une vengeance. Il estime que le Front national s'est servi d'elles, une accusation rejetée par Marine Le Pen qui le poursuit en diffamation.

L'affaire avait éclaté dans la foulée de l'arrestation en mai 2011 de l'ex-patron du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn pour l'agression présumée d'une femme de chambre à New York, les plaignantes assurant que ce dossier les avaient convaincues de rompre le silence.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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