Génocides : un lourd héritage psychique

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Création artistique, psychothérapie ou témoignage engagé : tous les moyens sont bons pour se libérer de cet héritage.

«C'est seulement à sa mort que j'ai appris que mon père avait été interné dans les camps de travail en Tunisie pendant la Seconde Guerre mondiale, raconte Valentine Cohen. Juif séfarade, il aurait fallu, pour oser nous parler, qu'il surmonte une double honte: celle d'avoir vécu l'humiliation, et d'avoir été, dans sa région nord-africaine, préservé de l'extermination des Juifs de l'Est.» Près de vingt ans après ce décès, la comédienne met la touche finale à la pièce qu'elle a mise en scène et qui donnera lieu à trois représentations et des conférences à Paris dans le cadre de la Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité (1). «Au lieu de fuir toute cette histoire familiale et collective, je m'y suis collée et, du coup, j'ai l'impression de m'être engagée dans le monde et de travailler à l'ouverture à l'a...



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