Genfit en retard sur Intercept mais vante un meilleur produit

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    PARIS, 22 février (Reuters) - Genfit  GNFT.PA  estime avoir 
un retard d'environ quatre mois sur Intercept  ICPT.O , son 
principal concurrent dans le traitement contre la NASH, une 
maladie hépatique, déclare son président du directoire dans un 
entretien au magazine Le Revenu publié lundi, tout en soulignant 
le potentiel de son propre produit. 
    Genfit a annoncé le 11 février que l'essai clinique de phase 
2b avait montré que son traitement Elafibranor était sûr et 
était "bien toléré" par les patients, à la suite de résultats 
publiés dans une revue spécialisée.   
    "La biotech américaine Intercept a commencé à recruter des 
patients pour sa phase III dans la NASH en novembre dernier. 
Nous avons donc pour l'instant un léger retard, d'environ quatre 
mois, que nous pourrions rattraper puisque nous avons l'avantage 
de n'avoir que deux bras (deux groupes, NDLR) pour notre essai 
de phase III", déclare Jean-François Mouney au Revenu. 
    Le dirigeant indique que les premiers patients de la phase 
III devraient être recrutés d'ici fin mars, précisant que leur 
nombre devrait être d'environ 1.800, traités et suivis pendant 
72 semaines. 
    "Nous estimons par ailleurs que le profil d'efficacité 
d'Elafibranor - notamment avec les nouveaux critères de la FDA - 
comme son profil de sécurité et sa tolérabilité sont meilleurs 
que ceux du produit d'Intercept, OCA", considère Jean-François 
Mouney. 
    "D'autres acteurs ont lancé des développements dans la NASH, 
dont Novo-Nordisk, Gilead Sciences ou encore Tobira, dont 
certains semblent avoir des molécules intéressantes à ce stade. 
Mais nous pensons avoir au moins trois ans d'avance sur eux au 
plan du développement clinique." 
    Interrogé sur le financement de cet essai clinique, dont le 
coût est estimé à environ 150 millions d'euros, Jean-François 
Mouney dit souhaiter éviter de céder l'intégralité des droits 
d'Elafibranor à un tiers pour ne pas exclure Genfit du pilotage 
de la phase III et du futur du développement d'Elafibranor, et  
rappelle que Genfit disposait de 60 millions d'euros de 
trésorerie à fin 2015. 
    "Ce que nous souhaitons, et ce à quoi nous travaillons en 
priorité, serait un financement mixant d'une part 
augmentation(s) de capital et, d'autre part, partenariat(s) avec 
un ou des groupes pharmaceutiques à qui nous céderions des 
droits commerciaux sur certains territoires, moyennant finance", 
dit-il. 
    L'an dernier, Jean-François Mouney avait fait savoir que 
Genfit avait été approché par des entreprises du secteur 
pharmaceutique en vue d'un possible partenariat, et s'était même 
dit prêt à ouvrir ses livres de comptes en vue d'une ouverture 
du capital de la société.    
 
 (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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