Généraliste et heureux en zone rurale, c'est possible

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Généraliste et heureux en zone rurale, c'est possible
Généraliste et heureux en zone rurale, c'est possible

Saint-Remy de quoi ? « Saint-Remy-en-Bouzemont ». Connais pas ! C'est pourtant dans ce petit village de 543 âmes au fin fond de la Marne que Jacques Olivier Dauberton, 36 ans, a posé un jour de décembre 2014 sa mallette de jeune diplômé. Même les réseaux mobiles ont déserté ce secteur, balisé par les étangs et les forêts. Pourtant, ce père de deux enfants bat en brèche les idées reçues. « Je suis un jeune médecin de campagne, je gagne bien ma vie, et je suis très heureux. »

 

Mais quelle est donc la recette de cet exercice épanoui de la médecine ? « La maison de santé ! » répond sans hésiter le jeune praticien, qui, il y a deux ans encore, présidait un syndicat de jeunes généralistes. Une maison de santé ouverte sous son impulsion en mars 2015, et où travaille une vraie communauté de professionnels de santé : infirmières, kinésithérapeute, orthophoniste et même une coordinatrice sociale pour les problèmes extra-médicaux. « Nous sommes formés pour soigner et je veux consacrer mon temps à soigner », explique le médecin. « Je pars du principe qu'ici on travaille en équipe de soins et que, lorsque je ne suis pas là, les autres prennent le relais. » C'est ainsi qu'en cas d'urgence et en son absence les patients sont reçus par une infirmière qui intervient si c'est possible, invite le patient à revenir le lendemain s'il n'y a pas d'urgence réelle, ou l'oriente vers le 15 si son cas le justifie.

 

Du temps pour sa vie de famille

 

Cette organisation, basée sur la délégation de tâches, a l'avantage de permettre au docteur Dauberton de prendre... tous ses mercredis ! Et même de s'absenter pendant les vacances scolaires. « J'ai deux enfants de 6 et 2 ans et demi et ma femme travaille, justifie Jacques Olivier en souriant. J'ai expliqué aux patients que c'était important pour moi d'être avec mes enfants, ils ont bien compris que c'était non négociable s'ils voulaient garder leur médecin ...

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