Gendarmerie : une première association professionnelle créée, pas un syndicat

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Gendarmerie : une première association professionnelle créée, pas un syndicat
Gendarmerie : une première association professionnelle créée, pas un syndicat

Des membres de «la Grande Muette» brisent le silence sans hausser le ton. Composée de militaires en exercice, la première association professionnelle de gendarmes, «GendXXI», a officiellement vu le jour en France, après la décision de la justice européenne ouvrant aux militaires la possibilité de se syndiquer.

Les statuts de la «première association professionnelle» de défense des gendarmes ont été déposés vendredi en préfecture, selon le lieutenant-colonel de gendarmerie Jean-Hugues Matelly. Dans ses statuts, «GendXXI» s'interdit tout appel à manifester et à faire grève, à critiquer des décisions politiques et militaires dans l'engagement des troupes mais ne s'interdit pas par exemple de critiquer le budget du gouvernement, s'il l'estime négatif, et de «questionner» les moyens engagés.

Une charte ethique officielle

Le conseil d'administration «comprend aussi bien des gendarmes mobiles que des gendarmes départementaux (...) gardes républicains et gendarmes spécialisés», a précisé le gradé. Comme annoncé, elle s'est aussi dotée d'une «charte éthique». La création de cette association s'appuie sur deux arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), du 2 octobre dernier, condamnant la France en raison de l'interdiction faite aux militaires français de se syndiquer.

Jean-Hugues Matelly, 49 ans, avait été radié des cadres de la gendarmerie en 2010 et réintégré l'année suivante sur décision de justice. Il lui était reproché de s'être exprimé dans les médias fin 2008 en tant que chercheur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et d'avoir critiqué le rapprochement police/gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur, effectif depuis 2009.

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  • M3182284 le samedi 3 jan 2015 à 20:51

    J'espère que cette noble institution ne va pas sombrer dans la médiocrité de la demande de moyens des syndicats décérébrés et irresponsables. Il y a des causes plus importantes, notamment l'honneur, à défendre, dans ce pays