Geert Wilders poursuivi pour discrimination raciale aux Pays-Bas

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AMSTERDAM, 18 décembre (Reuters) - Le dirigeant politique néerlandais Geert Wilders, chef de file du Parti pour la liberté (PVV), sera poursuivi pour discrimination raciale et incitation à la haine à la suite de propos tenus lors de la campagne électorale en mars dernier, a-t-on appris jeudi auprès du Parquet. Lors d'une réunion dans un café de La Haye, le chef de file du mouvement anti-islam et anti-immigration avait demandé à ses partisans, devant les caméras, s'ils voulaient plus ou moins de Marocains dans leur ville. "Moins ! Moins !", avait alors scandé la foule. "Nous allons nous en occuper", avait répondu Wilders, le sourire aux lèvres. Les images diffusées à la télévision avaient entraîné plus de 6.000 plaintes auprès de la police. Plus tard, dans un entretien, Geert Wilders avait évoqué "la racaille marocaine". Jeudi, il a affirmé qu'il n'avait fait que "dire la vérité". "Je dis ce que pensent et ce que croient des millions de gens. Les procureurs devraient plutôt s'occuper des djihadistes. Le PVV est le premier parti des Pays-Bas dans les sondages et apparemment cela ne plaît pas à l''élite'", a-t-il dit. (Anthony Deutsch; Guy Kerivel pour le service français)

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  • M1310580 le jeudi 18 déc 2014 à 12:00

    il ne faut pas dire tout ce qu'on pense !