Gecina améliore son bénéfice au 1er trimestre

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par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Gecina a fait état vendredi d'une amélioration de son bénéfice trimestriel soutenue par une progression de l'indexation des loyers dans son activité de bureaux et par une baisse des ses charges financières liées à son désendettement.

La foncière a confirmé viser une stabilité de son résultat récurrent net par action cette année, après la hausse de 1,9% réalisée au premier trimestre, à 1,34 euro, grâce à une diminution de 15,6% des frais financiers nets du groupe.

"Nous enregistrons maintenant tous les effets de la diminution de la Loan-To-Value (ratio d'endettement) à un niveau inférieur à 40% et dans une moindre mesure de la baisse du coût moyen de la dette, qui ressort à 3,8% sur le trimestre de cette année, contre 4% à fin mars 2012", a déclaré Bernard Michel, PDG de Gecina, lors d'une conférence téléphonique avec les analystes.

Ce dernier n'occupera toutefois plus que la fonction de président à partir du 3 juin, le groupe ayant annoncé jeudi la nomination de Philippe Depoux à la direction générale.

Les revenus locatifs bruts ont reculé de 5,2%, à 143,8 millions d'euros, les cessions réalisées en 2012 pour 1,3 milliard d'euros ayant entraîné des pertes de loyers. A périmètre homogène, les loyers ont progressé de 3,6%, soutenus par la hausse de 4% dans les bureaux.

"La bonne tenue des résultats est mécanique et masque la dégradation de fond du marché locatif (...) la progression des résultats se poursuit, ce qui est très bon, mais elle est un peu déconnectée de la réalité économique", nuance cependant Benoît Faure-Jarrosson, analyste chez Invest Securities.

"SOUS PRESSION"

La progression de l'activité de bureaux a en effet profité de l'indexation (+3,0%) alors que les loyers n'augmentent pas sur le marché, voire reculent, soulignent plusieurs analystes.

"Nous savions que le marché des bureaux était sous pression. C'était déjà le cas l'année dernière, cela se confirme maintenant fortement au premier trimestre 2013", a expliqué Bernard Michel.

"Ceci provient vraisemblablement d'un manque de visibilité sur la situation économique et sur le contexte fiscal qui pèsent sur la stratégie immobilière des entreprises, qui préfèrent plutôt rester en place que de déménager (...) Il est clair que toutes les entreprises révisent en même temps leurs structures de coûts", a-t-il ajouté.

Gecina, qui a accéléré ses cessions d'actifs pour se désendetter, a également indiqué que 206 millions d'euros d'actifs avaient été vendus ou étaient sous promesses de ventes au cours des trois premiers mois de l'année, soit près de 30% de son programme de cessions de 700 millions d'euros prévu pour 2013.

En parallèle, les investissements se sont élevés à 271 millions d'euros à fin mars, dont 204 millions consacrés à des acquisitions de bureaux.

A 10h48, l'action Gecina est pratiquement inchangée (-0,01% à 89,46 euros) quand l'indice SBF 120 avance de 0,86%, maintenant à 5,6 milliards d'euros la capitalisation boursière.

L'avenir du groupe est au centre des attentions et des interrogations depuis le dépôt de bilan mi-octobre en Espagne de deux de ses actionnaires principaux.

Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot

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