Géants... mais aussi concurrents

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Géants... mais aussi concurrents
Géants... mais aussi concurrents

Ce matin, à l'entame du deuxième week-end de Coupe du monde masculine en une semaine à Val-d'Isère, sur l'incomparable face de Bellevarde qui plonge au coeur de la station, l'équipe de France pointe en tête au classement des nations. Devant l'Autriche, indétrônable maîtresse des neiges depuis des décennies. Exploit collégial de ces garçons qui, avec ce triomphe de Mathieu Faivre dimanche dernier, dans la foulée de ceux de Thomas Fanara et Alexis Pinturault lors des précédents géants, deviennent tous des vainqueurs en puissance.

 

Une force de frappe que Mathieu l'Azuréen savoure : « C'est bien que la lumière se détourne parfois d'Alexis pour venir sur les autres. On nous parle beaucoup du groupe mais le ski, c'est d'abord chacun pour soi. On ne prend pas le départ pour le copain. Après, quand ça se passe bien pour tout le monde, qu'il n'y a personne qui reste au bord de la piste, c'est super de partager ! »

 

L'un des mousquetaires tricolores est pourtant cruellement hors-jeu pour le reste de l'hiver : Thomas Fanara, opéré hier d'un genou, incarnait le grand frère pour la troupe de jeunes aux dents aussi acérées que leurs carres. Ses cadets, qui ont « une grosse pensée pour lui », seraient ravis de pouvoir lui dédier une nouvelle victoire. « Mais ils seront surtout heureux pour eux-mêmes », précise David Chastan, le patron des Bleus, aux qualités de management unanimement saluées, qui ne se cache jamais derrière un discours lénifiant.

 

« On a une star, Alexis Pinturault, dit-il, et c'est parfaitement justifié par ses résultats. Il se retrouve naturellement mis en avant. On a connu ça avec Jean-Baptiste Grange, dans un passé récent, et on en a tiré de l'expérience. Je me bats pour qu'on valorise toujours le collectif. Les gars ont forcément un peu plus de mal quand on leur demande systématiquement de parler d'Alexis. Moi aussi, ça finit par me lasser... »

 

La cohabitation entre une ...

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