GE Capital demande à sortir de la liste des "too big to fail"

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    WASHINGTON, 31 mars (Reuters) - GE Capital, la branche 
financière de General Electric  GE.N , a annoncé jeudi avoir 
demandé aux autorités américaines de ne plus être classée parmi 
les "établissements financiers d'importance systémique", son 
récent programme de cessions d'actifs ayant largement réduit son 
influence sur l'économie américaine. 
    Le directeur général de GE Capital, Keith Sherin, a déclaré 
dans un communiqué que cette activité avait fondu au point que 
GE Capital ne répondait plus aux critères des établissement "too 
big to fail" ("trop gros pour s'effondrer") qui sont donc soumis 
à une réglementation plus stricte en matière de fonds propres. 
    Cette requête intervient au lendemain de l'invalidation par 
la justice américaine d'une décision des autorités de régulation 
qui avaient décerné à l'assureur MetLife  MET.N  le statut 
d'acteur d'importance systémique.    
    Mais GE Capital a indiqué que ces deux événements n'étaient 
pas liés. La société avait fait savoir en octobre qu'elle 
espérait demander au Conseil de surveillance de la stabilité 
financière (FSOC) de sortir de cette liste. 
    GE Capital, considéré comme "too big to fail" depuis 2013, 
annonce avoir réduit ses actifs de moitié, à 265 milliards de 
dollars (233 milliards d'euros) contre 549 milliards fin 2012. 
    "Notre projet de changer de modèle économique, de réduire la 
taille de la société et de limiter son profil de risque a été 
concluant", a précisé le directeur général de GE Capital. 
    La loi Dodd-Frank adoptée en 2010 après la crise financière, 
au cours de laquelle l'Etat a dû renflouer l'assureur American 
International Group (AIG) à hauteur de 182 milliards de dollars 
(160 milliards d'euros), autorise les régulateurs à considérer 
"d'importance systémique" certains acteurs non-bancaires.  
    Ils sont peu nombreux à avoir ce statut et la plupart 
d'entre eux ont cherché à se réorganiser afin d'éviter de se 
voir imposer une réglementation plus sévère. 
    Le directeur général d'AIG  AIG.N  a déclaré jeudi que la 
décision de justice sur MetLife ouvrait la voie à une demande de 
sortie du statut pour elle-même, mais qu'elle "réserve son 
jugement". L'investisseur activiste Carl Icahn fait pression sur 
le groupe s'assurance en faveur d'une scission dans ce but. 
 
 (Lisa Lambert, Juliette Rouillon pour le service français, 
édité par Bertrand Boucey) 
 

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