GE Capital demande à sortir de la liste des "too big to fail"

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GE CAPITAL NE SE CONSIDÈRE PLUS COMME UN ÉTABLISSEMENT FINANCIER D'IMPORTANCE SYSTÉMIQUE
GE CAPITAL NE SE CONSIDÈRE PLUS COMME UN ÉTABLISSEMENT FINANCIER D'IMPORTANCE SYSTÉMIQUE

WASHINGTON (Reuters) - GE Capital, la branche financière de General Electric, a annoncé jeudi avoir demandé aux autorités américaines de ne plus être classée parmi les "établissements financiers d'importance systémique", son récent programme de cessions d'actifs ayant largement réduit son influence sur l'économie américaine.

Le directeur général de GE Capital, Keith Sherin, a déclaré dans un communiqué que cette activité avait fondu au point que GE Capital ne répondait plus aux critères des établissement "too big to fail" ("trop gros pour s'effondrer") qui sont donc soumis à une réglementation plus stricte en matière de fonds propres.

Cette requête intervient au lendemain de l'invalidation par la justice américaine d'une décision des autorités de régulation qui avaient décerné à l'assureur MetLife le statut d'acteur d'importance systémique.

Mais GE Capital a indiqué que ces deux événements n'étaient pas liés. La société avait fait savoir en octobre qu'elle espérait demander au Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC) de sortir de cette liste.

GE Capital, considéré comme "too big to fail" depuis 2013, annonce avoir réduit ses actifs de moitié, à 265 milliards de dollars (233 milliards d'euros) contre 549 milliards fin 2012.

"Notre projet de changer de modèle économique, de réduire la taille de la société et de limiter son profil de risque a été concluant", a précisé le directeur général de GE Capital.

La loi Dodd-Frank adoptée en 2010 après la crise financière, au cours de laquelle l'Etat a dû renflouer l'assureur American International Group (AIG) à hauteur de 182 milliards de dollars (160 milliards d'euros), autorise les régulateurs à considérer "d'importance systémique" certains acteurs non-bancaires.

Ils sont peu nombreux à avoir ce statut et la plupart d'entre eux ont cherché à se réorganiser afin d'éviter de se voir imposer une réglementation plus sévère.

Le directeur général d'AIG a déclaré jeudi que la décision de justice sur MetLife ouvrait la voie à une demande de sortie du statut pour elle-même, mais qu'elle "réserve son jugement". L'investisseur activiste Carl Icahn fait pression sur le groupe s'assurance en faveur d'une scission dans ce but.

(Lisa Lambert, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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