GDF-Suez veut quitter La Défense pour Saint-Denis

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INFO LE FIGARO - Le groupe d'énergie, arrivé en 2010 dans le quartier d'affaires, envisage de déménager à Saint-Denis à l'horizon 2018, afin, notamment, de concentrer diverses entités.

Après SFR, dont le déménagement est programmé en 2014, GDF-Suez va-t-il quitter La Défense pour aller à Saint-Denis? Selon nos informations, le groupe d'énergie, arrivé dans le quartier d'affaires en 2010, planche très sérieusement sur ce projet depuis un an. Il envisage d'installer son siège là-bas à l'horizon 2018. Pas avant, car il attendra la fin des baux pour les bureaux dont il est locataire dans deux tours près de la Grande Arche de La Défense. Concrètement, le groupe dirigé par Gérard Mestrallet a repéré un grand terrain (13 ha) proche du Stade de France, sur lequel il construirait un énorme campus. Il connaît bien ce foncier aux croisement de deux autoroutes (A1 et A 86). Il en est déjà locataire et y a aujourd'hui son centre de R & D.

Cette installation permettrait au groupe de concentrer sur un seul site plusieurs entités aujourd'hui disséminées en région parisienne (le siège, le QG de ses filiales, le centre de R & D, et éventuellement l'université d'entreprise...). Autre avantage de ce transfert, GDF-Suez ferait des économies, car les loyers pratiqués pour les bureaux sont moins élevés à Saint-Denis qu'à La Défense.

«Le groupe parle d'installer sur ce terrain 11.000 salariés», explique Didier Paillard, maire de Saint-Denis. «L'opération comprendrait la construction de 300.000 m2», ajoute Stéphane Peu, vice-président en charge de l'urbanisme de Plaine Commune, la communauté d'agglomération compétente sur ce territoire. Des projections encore plus impressionnantes que le déménagement du Crédit Agricole qui a implanté son siège sur un grand campus à Montrouge en 2010 (9400 collaborateurs sur 157.000 m2).

Négociations serrées avec les collectivités locales

«Le projet est à l'étude mais aucune décision n'a été prise», nuance-t-on chez GDF-Suez. Car si le groupe a très envie d'aller à Saint-Denis, quelques questions posées par cette implantation restent sans réponse. D'abord, les collectivités locales (les mairies de Saint-Denis et de Paris propriétaire du foncier) et GDF-Suez ne sont pas d'accord sur le prix du terrain. «GDF-Suez souhaiterait le racheter pour 50 millions d'euros, explique Stéphane Peu. Nous préférerions en rester propriétaires avec la Mairie de Paris, l'aménager et vendre des droits à construire, qui sont valorisés un peu moins de 200 millions.»

Deuxième sujet de crispation, GDF-Suez voudrait réserver ce terrain de 13 ha à son campus et à ses milliers de collaborateurs. Or les collectivités locales exigent que l'on profite de l'arrivée d'un siège social pour le coupler avec la construction de logements, l'installation de commerces et de services publics (école, gymnase...). «À Saint-Denis, pour chaque nouveau m2 de bureau, il faut construire 1,60 m2 de logement», résume Stéphane Peu. Ces points de vue ne semblent pas irréconciliables, car les deux parties ont intérêt à s'entendre.

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  • frk987 le mercredi 27 fév 2013 à 09:56

    Les zones de prestiges comme la Défense sont par définition réservées à l'aspect commercial d'une entreprise, au prix du m2 je ne vois vraiment pas l'utilité d'y stocker des comptables, ou des services informatiques.

  • psebire4 le mercredi 27 fév 2013 à 09:16

    Le Comité de Direction ira t-il aussi à Saint Denis ou avenue Kleber ?

  • lorant21 le mercredi 27 fév 2013 à 09:09

    que la Seine-St-Denis ne se plaint pas.. elle veut des emplois parait-il.. mais elle veut surtout des électeurs de gauche..