GDF Suez a renégocié ses contrats d'approvisionnement en gaz

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GDF SUEZ DIT AVOIR OBTENU DES TARIFS D'APPROVISIONNEMENT PLUS FAVORABLES POUR LE GAZ
GDF SUEZ DIT AVOIR OBTENU DES TARIFS D'APPROVISIONNEMENT PLUS FAVORABLES POUR LE GAZ

PARIS (Reuters) - GDF Suez a obtenu des prix plus favorables lors des dernières négociations qu'il a menées avec certains de ses fournisseurs en gaz, a déclaré mardi Jean-Marie Dauger, directeur adjoint du groupe chargé de la branche Global Gaz et GNL.

GDF Suez avait indiqué début août, après avoir déjà renégocié les prix des contrats à long terme de gaz naturel pour 2011 et 2012 avec la quasi-totalité de ses fournisseurs, que 55% de ses volumes d'achat à long terme seraient de nouveau discutés dès cette année.

"Il y a des discussions régulières et récurrentes sur l'adaptation des contrats de long terme aux conditions de marché (...), c'est ce qu'on a fait et c'est ce qu'il faudra continuer à faire", a déclaré Jean-Marie Dauger à des journalistes, en marge d'une conférence sur le gaz et l'électricité à Paris.

"Globalement, on a accru la part de marché qui était en cours dans les prix", a-t-il ajouté, sans préciser à quel niveau. "On va continuer à négocier avec nos fournisseurs pour réviser les prix. Aujourd'hui, c'est à la baisse."

Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a demandé en septembre à GDF Suez de renégocier ses contrats gaziers pour obtenir des prix plus favorables pour le consommateur.

Le gouvernement avait auparavant décidé de limiter à 2% la hausse des tarifs du gaz en octobre, rejetant ainsi la demande d'augmentation de 7% de GDF Suez et prenant le risque d'un nouveau recours de la part du groupe, qui s'appuie sur la loi pour réclamer une répercussion de ses coûts dans les tarifs.

Les contrats à long terme d'approvisionnement en gaz de GDF Suez sont majoritairement indexés sur les prix du pétrole et, la loi prévoyant la répercussion des coûts dans les tarifs, ces derniers suivent partiellement les hausses de cours du brut.

"PAS DE CALENDRIER"

Cette indexation historique remonte aux années 1960, époque de l'introduction massive du gaz en Europe, lorsque les producteurs et les fournisseurs ont adopté cette formule dans la mesure où le gaz constituait une énergie de substitution par rapport au pétrole et provenait des mêmes sources de production.

Mais la crise de 2008 et l'apparition d'une bulle gazière, résultant notamment de la baisse de la demande avec la crise et du gaz non conventionnel aux Etats-Unis, a entraîné une chute des prix de marché du gaz et un décalage croissant avec ceux du pétrole, rendant l'indexation totale difficilement justifiable.

La part de gaz suivant les évolutions des prix de marché dans la formule de calcul des tarifs en France est passée en début d'année à près de 26% contre 10% auparavant, reflétant les renégociations de GDF Suez avec ses fournisseurs, parmi lesquels le russe Gazprom, le norvégien Statoil, l'italien Eni ou l'algérien Sonatrach.

Mais le gouvernement a fait savoir qu'il envisageait de modifier de nouveau la formule de calcul, une décision qui pourrait intervenir avant la fin de l'année pour éviter une trop forte hausse de tarifs au 1er janvier prochain.

"Pour l'instant, on n'a pas de calendrier", a indiqué Jean-Marie Dauger.

Comme le rappelle régulièrement la Commission de régulation de l'énergie, une plus grande prise en compte des prix de marché dans la formule risque toutefois d'entraîner des fluctuations plus importantes à la hausse ou à la baisse des tarifs pour les consommateurs.

Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez

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  • gustav10 le mardi 23 oct 2012 à 15:11

    Ils trouveront toujours une bonne raison pour l'augmenter.