Gbagbo, l'homme qui voulait rester roi

le
0
PORTRAIT - Opposant historique de Félix Houphouët-Boigny, devenu président par les urnes, le très madré Laurent Gbagbo a été perverti par son goût du pouvoir avant d'être renversé par la rébellion avec l'appui des forces françaises.

C'était à la fin des années 1990, à Paris. Laurent Gbagbo participait avec d'autres opposants africains à une conférence au siège du Parti socialiste français. Son thème: «Peut-on utiliser la violence contre les dictateurs africains?» Certains étaient pour. Pas Gbagbo, qui ne croyait qu'au pouvoir des urnes. Plus de dix ans après, il refuse pourtant le verdict de l'élection présidentielle, qu'il estime frauduleuse. Singulier destin que celui de l'un des rares hommes politiques professionnels de l'Afrique francophone, qui finit chassé par les armes. La voie de la légalité, il y croyait même sous l'éternel président Houphouët-Boigny, dont il était l'opposant attitré, sans espoir de réussite.

En 1990, il est autorisé pour la première fois à se présenter contre le «vieux sage», meilleur ami de la France. Au téléphone, raconte un de ses avocats français, un conseiller du président François Mitterrand lui dit: «Vous ferez 18%.» Gbagbo répond qu'il espèr

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant