GB-Vlieghe (BoE) n'exclut pas un stimulus supplémentaire

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    LONDRES, 19 mai (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) 
pourrait devoir réactiver son programme de relance monétaire si 
le ralentissement de la croissance récemment observé a d'autres 
causes que les incertitudes autour du référendum de juin sur 
l'adhésion à l'Union européenne, a déclaré jeudi Gertjan 
Vlieghe, membre de son conseil de politique monétaire. 
    Les prochaines projections macro-économiques de la BoE, 
attendues en août, tiendront compte de l'impact du résultat du 
vote du 23 juin sur la situation économique, a-t-il dit lors 
d'un discours prononcé à la London Business School. 
    "La réaction des marchés financiers sera immédiate, et assez 
rapidement - disons six semaines après - on disposera des 
premières enquêtes sur la confiance et l'activité pour cette 
période post-référendum. On devrait donc avoir une idée de la 
direction et de la magnitude de cet impact", a-t-il dit lors de 
la séance de questions-réponses qui a suivi son intervention. 
    "Il est donc faux de dire qu'il nous faudra attendre la 
première estimation du PIB (fin octobre)", a-t-il ajouté. 
    La semaine dernière, la BoE a estimé que la croissance 
pourrait ralentir et l'inflation augmenter en cas de "Brexit", 
tout en ajoutant s'attendre à un rebond de l'activité si les 
Britanniques votent en faveur du maintien dans l'UE. 
  
    "Si une telle amélioration n'est pas rapidement visible, je 
serai moins confiant de voir l'inflation revenir vers l'objectif 
dans un laps de temps acceptable sans mesures supplémentaires de 
soutien monétaire", a déclaré Vlieghe dans son discours. 
    Le taux d'inflation annuel a reculé à 0,3% en avril, loin de 
l'objectif de 2% de la BoE. 
    Vlieghe, économiste belgo-britannique qui a rejoint en 
septembre dernier le comité de politique monétaire de la BoE en 
tant que membre indépendant, avait déclaré dans une interview le 
mois dernier que les taux britanniques pourraient en théorie 
descendre légèrement sous zéro si la situation économique le 
justifiait. 
 
 
 
 (David Milliken, Véronique Tison pour le service français) 
 
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