GB-Un "livre vert" pour encadrer la gestion des entreprises

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    LONDRES, 29 novembre (Reuters) - Le gouvernement britannique 
a présenté mardi des propositions censées moraliser le 
comportement des dirigeants d'entreprise, une initiative 
considérée comme l'une des réponses du gouvernement de Theresa 
May aux millions d'électeurs qui se sont prononcés en faveur du 
Brexit en juin pour protester contre les élites.  
    Sa promesse de faire entrer les salariés dans les conseils 
d'administration a toutefois déjà été édulcorée, son ministre 
des Entreprises, Greg Clark, déclarant mardi que le gouvernement 
n'allait pas "bouleverser" les règles en vigueur, qui ont fait 
selon lui leurs preuves. 
    Le gouvernement May dit vouloir barrer la route à "une 
minorité irresponsable de sociétés détenues par des capitaux 
privés qui agissent sans scrupule, laissant les salariés, les 
clients et les bénéficiaires des fonds de pension souffrir quand 
la situation se détériore". Mais son "livre vert" - purement 
consultatif - semble poser plus de questions qu'il n'en résoud, 
notamment en matière de rémunération des dirigeants. 
    "Nous allons étudier les moyens d'améliorer et de propager 
les bonnes pratiques de gouvernance parmi les grandes 
entreprises afin que tout le monde respecte les mêmes règles et 
afin de créer une économie qui fonctionne pour tout le monde, 
pas pour quelques privilégiés", a dit Theresa May dans un 
communiqué. 
    Elle n'a cité le nom d'aucune entreprise même si les députés 
ont récemment retiré son titre de chevalier au milliardaire 
Philip Green après la faillite de l'enseigne de grands magasins 
BHS, dont il est accusé d'avoir largement ponctionné la 
trésorerie pour se verser de généreux dividendes. 
    Une large consultation devrait avoir lieu avant que ce 
"livre vert" ne devienne un "livre blanc" détaillant des 
propositions qui seront soumises aux députés.  
    Les propositions à venir viseront à assurer une meilleure 
représentation des salariés, des clients dans les conseils 
d'administration ainsi qu'à favoriser des modes de rémunération 
des dirigeants davantage liés aux résultats de l'entreprise, a 
expliqué le gouvernement. 
    Concernant la rémunération des dirigeants, Greg Clark a 
déclaré que le gouvernement proposerait un encadrement 
susceptible d'inclure un vote contraignant des actionnaires lors 
de l'assemblée générale annuelle. 
    "Je veux que (les PDG) soient payés selon les performances 
et l'un des motifs de préoccupation n'est pas seulement le fait 
que les plus hauts salaires aient augmenté (...) mais celui 
qu'ils se soient nettement écartés des performances des 
actions", a-t-il dit.  
     
 
 (Elizabeth Piper; Marc Angrand pour le service français, édité 
par Véronique Tison) 
 
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