GB/UE-Les "sherpas" dissèquent les propositions de Donald Tusk

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    par Gabriela Baczynska 
    BRUXELLES, 5 février (Reuters) - Les partenaires européens 
de la Grande-Bretagne ont exprimé vendredi des réserves sur les 
propositions de réforme destinées à maintenir le Royaume-Uni au 
sein de l'Union mais n'ont pas rejeté ce texte présenté mardi 
dernier par le président du Conseil européen Donald Tusk, a-t-on 
appris de sources diplomatiques. 
    Les "sherpas", négociateurs des 28 Etats membres de l'UE, se 
sont réunis vendredi à Bruxelles pour examiner ce projet. 
    Les propositions de Donald Tusk couvrent les quatre domaines 
(législation, zone euro, compétitivité, immigration) sur 
lesquels le Premier ministre britannique David Cameron a réclamé 
des réformes avant d'organiser d'ici quelques mois, peut-être 
dès juin, un référendum pour ou contre le maintien de son pays 
dans l'UE. 
    Le plan prévoit que Londres pourra suspendre pendant quatre 
ans le versement de prestations sociales aux ressortissants de 
l'Union arrivés depuis peu en Grande-Bretagne et qui y 
travaillent. 
    Le Royaume-Uni disposerait également, avec d'autres pays, 
d'un nouveau mécanisme lui permettant de bloquer des projets de 
loi européen et ne serait pas tenu de renforcer son intégration 
au sein de l'Union européenne.   
    Le numéro un du parti au pouvoir en Pologne, Jaroslaw 
Kaczynski, a rencontré David Cameron et s'est dit satisfait de 
voir que le texte protégeait les droits des 600.000 travailleurs 
polonais qui se trouvent déjà en Grande-Bretagne. 
    "Les premières réactions des capitales européennes montrent 
que personne n'est vraiment content. C'est un signe que les 
propositions sont justes et équitables mais aussi qu'un accord 
pourrait être difficile à trouver", a déclaré un diplomate. 
    La France fait du respect des traités européens actuels et 
de la non interférence de la Grande-Bretagne dans la zone euro 
ses "lignes rouges" dans les discussions avec Londres. 
    Le président François Hollande a repoussé toute idée d'un 
"veto" des pays hors zone euro à l'égard de ceux qui ont adopté 
la monnaie unique.   
    Selon une source à Bruxelles, Donald Tusk avait obtenu 
l'accord du président français sur ce dossier de la zone euro 
avant de rendre publiques ses propositions. Mais les "sherpas"  
vont étudier le texte "à la virgule près", a-t-on précisé.  
    Les partisans d'une sortie de l'Union devancent de neuf 
points ceux qui prônent le maintien de la Grande-Bretagne au 
sein du bloc communautaire, selon un sondage YouGov publié 
vendredi par The Times. Cet écart est le plus important depuis 
que le principe d'un référendum a été acté l'été dernier. 
    Selon cette enquête, 45% des Britanniques sont favorables à 
une sortie de l'Union, 36% sont partisans d'un maintien et 19% 
sont indécis. 
 
 (Avec Jan Strupczewski à Bruxelles, Yves Clarisse à Paris, Paul 
Carrel et Andreas Rinke à Berlin; Jean-Philippe Lefief et Guy 
Kerivel pour le service français) 
 
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  • charleco il y a 10 mois

    Que la Gb quitte l'Europe, ça nous fera de l'air.

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