GB-Theresa May promet de réformer les conseils d'administration

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    par Kylie MacLellan 
    LONDRES, 11 juillet (Reuters) - Favorite pour succéder à 
David Cameron, la conservatrice Theresa May devrait s'engager 
lundi à réformer les règles de gouvernance des entreprises si 
elle est élue et permettre aux salariés de siéger  aux conseils 
d'administration et rendre contraignants le vote des 
actionnaires sur la rémunération des dirigeants.   
    Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé son 
intention de démissionner dans la foulée du "non" des 
Britanniques au maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne 
lors du référendum du 23 juin dernier. 
    Les parlementaires conservateurs britanniques ont 
sélectionné jeudi la ministre de l'Intérieur Theresa May et la 
ministre eurosceptique de l'Energie Andrea Leadsom pour briguer 
la présidence de leur parti et succéder au Premier ministre 
David Cameron.   
    Le choix des quelque 150.000 membres du Parti conservateur 
sera connu le 9 septembre.  
    Avant le référendum du 23 juin, Theresa May, comme David 
Cameron, a fait campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans 
l'Union européenne.  
    Lors du lancement de sa campagne lundi, la ministre de 
l'Intérieur devrait dire que les administrateurs non exécutifs 
ne contrôlent pas suffisamment les conseils d'administration des 
entreprises, parce qu'ils sont issus des mêmes milieux sociaux 
et professionnels. 
    "Nous avons besoin d'une vision audacieuse, nouvelle et 
positive pour le futur de notre pays, la vision d'un pays qui 
fonctionne pour tout le monde, pas seulement pour quelques 
privilégiés", devrait dire Theresa May lundi à Birmingham, selon 
des extraits de son discours publiés dimanche par son équipe. 
    "Je veux voir des changements dans la manière dont les 
grands groupes sont gouvernés (...) Si je suis Première 
ministre, nous allons changer ce système et nous allons obtenir, 
de représenter non seulement les consommateurs, mais aussi les 
salariés, dans les conseils d'administration." 
     
    VOTE SUR LA RÉMUNÉRATION DES DIRIGEANTS 
    Theresa May devrait également annoncer son intention de 
rendre le vote des actionnaires contraignant en matière de 
politique de rémunération des dirigeants d'entreprise. 
    Le vote des actionnaires des sociétés britanniques sur le 
rapport des rémunérations, qui détaille les salaires et 
avantages perçus par les dirigeants, n'est pas contraignant. 
    Les actionnaires disposent en outre d'un droit de vote 
contraignant, au moins tous les trois ans, sur la politique 
salariale de l'entreprise, qui détaille les versements à venir. 
    Les patrons des entreprises britanniques sont de plus en 
plus critiqués pour la progression de leurs salaires et primes, 
sans comparaison avec celle des rémunérations des salariés. 
    "Nous sommes le Parti conservateur, et oui, nous sommes le 
parti de l'entreprise, mais ça ne veut pas dire que nous devons 
être prêts à accepter que 'tout est permis'", peut-on lire dans 
le discours de Theresa May de lundi. 
 
 (Julie Carriat pour le service français, édité par Danielle 
Rouquié) 
 
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