GB-Theresa May intronisée ce mercredi après le choc du Brexit

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 (Déclarations, précisions) 
    LONDRES, 13 juillet (Reuters) - Theresa May deviendra ce 
mercredi la nouvelle Première ministre britannique, succédant à 
David Cameron trois semaines à peine après le choc provoqué par 
la victoire des partisans de la sortie de l'Union européenne.  
    Elle sera la deuxième femme à occuper le 10, Downing Street 
après Margaret Thatcher. 
    Son prédécesseur, David Cameron, a annoncé dès le lendemain 
du référendum sur la participation de la Grande-Bretagne à l'UE 
qu'il abandonnerait sa fonction, ouvrant une guerre de 
succession-éclair à la tête du Parti conservateur. 
    Le processus de désignation, qui devait initialement se 
prolonger jusqu'en septembre s'est abruptement terminé lorsque 
la dernière adversaire de Theresa May, Andrea Leadsom, a 
abandonné la course.   
    Une fois qu'il aura répondu à sa dernière séance de question 
au Premier ministre à Westminster, David Cameron prendra la 
direction de Buckingham Palace où il remettra formellement sa 
démission à la reine Elizabeth. 
    Theresa May devrait de son côté prendre possession de sa 
nouvelle résidence avant la fin de la journée et s'atteler 
immédiatement à la composition de son gouvernement. 
    Cette tâche s'annonce délicate tant il lui faudra trouver le 
juste équilibre entre les différentes composantes de la majorité 
conservatrice et tenter de réunifier un parti qui a affiché de 
profondes lignes de fracture au cours de la campagne pour le 
référendum sur le "Brexit". 
    "Bien sûr, Theresa va faire en sorte d'avoir une équipe 
équilibrée représentant les différentes sensibilités du parti", 
a déclaré mercredi à la BBC Chris Grayling, ministre des 
relations avec la Chambre des communes, partisan du Brexit et 
directeur de la campagne de Theresa May. 
    Sans s'impliquer outre-mesure, Theresa May a fait campagne 
en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, 
mais elle a depuis prévenu qu'elle respecterait le verdict des 
urnes, martelant que "Le Brexit, cela veut dire Brexit". 
    En dépit des pressions venues de l'Union européenne où l'on 
souhaite que la question de la sortie de la Grande-Bretagne soit 
réglée au plus vite, Theresa May a fait savoir qu'elle ne se 
précipiterait pas pour invoquer l'article 50 du Traité de 
Lisbonne qui encadre le processus de sortie de l'UE. 
    Les observateurs de la vie politique britannique s'attendent 
à ce que la nouvelle dirigeante de l'exécutif désigne plusieurs 
femmes à des postes-clés et il n'est pas exclu que le ministre 
des Finances George Osborne perde son portefeuille. 
    Theresa May a d'ores et déjà annoncé qu'elle créerait un 
ministère chargé de conduire la procédure de sortie de l'Union 
européenne et qu'il serait dirigé par une personnalité ayant 
fait campagne dans le camp du "Brexit". 
    "C'est extrêmement judicieux. Cela offrira à ceux qui ont 
fait campagne en faveur du 'Leave' un champion qui croit en ce 
pourquoi ils ont fait campagne", a commenté Chris Grayling. 
    Les questions au Premier ministre, traditionnellement 
remuantes, devraient être ce mercredi plus apaisées qu'à 
l'accoutumée pour la dernière participation de David Cameron. 
 
 (Estelle Shirbon, Nicolas Delame pour le service français, 
édité par Marc Joanny) 
 
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  • M7018387 il y a 5 mois

    have a nice day

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