GB-Sept banques d'investissement n'ont presque pas payé d'impôts en 2014

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    LONDRES, 22 décembre (Reuters) - Sept des plus grandes 
banques d'investissement internationales présentes à Londres 
n'ont pas, ou si peu, payé d'impôts en Grande-Bretagne l'an 
dernier, malgré des bénéfices se mesurant en milliards de 
dollars, montre une analyse faite par Reuters de documents 
publiés par ces établissements. 
    Au cours des derniers mois, des chiffres publiés par les 
sept banques d'investissement et de crédit aux entreprises 
montrent qu'elles ont payé un total cumulé de 31 millions de 
dollars (28,27 millions d'euros) d'impôts sur les bénéfices au 
fisc britannique. Ce montant est à comparer aux 31 milliards de 
dollars de revenus et 5,3 milliards de bénéfices générés par ces 
banques au Royaume-Uni, avec un effectif de 33.000 personnes. 
    Cinq des banques évoquées - JP Morgan  JPM.N , Bank of 
America Merrill Lynch  BAC.N , Deutsche Bank  DBKGn.DE , Nomura 
 8604.T  et Morgan Stanley  MS.N  - ont dit que leurs 
principales filiales britanniques ne s'étaient acquittées 
d'aucun impôt sur les bénéfices des entreprises. 
    Les documents montrent que les sept banques -- Goldman Sachs 
 GS.N  et UBS  UBSG.VX  se rajoutant à la liste -- ont eu 
recours à des exemptions fiscales et à des pertes fiscales 
générées pendant la crise bancaire pour faire baisser leurs 
impôts. 
    Ces documents montrent également que certaines banques n'ont 
payé aucun impôt parce qu'elles ont fait état d'une perte à 
Londres, tout en publiant des bénéfices dans des filiales plus 
petites soumis à des juridictions fiscales plus favorables. 
    Ces documents bancaires relatifs aux pratiques fiscales sont 
désormais disponibles depuis un changement de la réglementation 
de l'Union européenne mise en place en 2013, obligeant les 
banques à publier leurs bénéfices et leurs impôts pays par pays. 
    Le gouvernement britannique se targue d'être à la pointe du 
combat pour que les grandes multinationales paient leur juste 
part d'impôts après que le grand public a accueilli avec colère 
des informations montrant que des géants tels que Google 
 GOOGL.O  et Starbucks  SBUX.O  s'arrangeaient pour ne pas payer 
d'impôts en Grande-Bretagne en s'y déclarant en perte. 
    Des élus et des tenants d'une plus grande justice fiscale 
estiment que les banques, après avoir été soutenues à bout de 
bras par les Etats au plus fort de la crise financière, n'ont 
plus le droit de ne payer quasiment aucun impôt. 
 
 (Tom Bergin, Benoit Van Overstraeten pour le service français, 
édité par Juliette Rouillon) 
 

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