GB-Ryanair réduira ses investissements en cas de "Brexit"

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 (Actualisé avec George Osborne, § 7-8-9-10) 
    STANSTED, Angleterre, 16 mai (Reuters) - La compagnie 
aérienne irlandaise à bas coût Ryanair  RYA.I  réduira ses 
investissements en Grande-Bretagne si le pays se prononce en 
faveur d'une sortie de l'Union européenne lors du référendum du 
23 juin, a indiqué lundi son directeur général Michael O'Leary. 
    Ryanair assure le transport de plus de 100 millions de 
passagers par an dont 40 millions à partir et à destination du 
Royaume-Uni. Son plus important centre d'activité est l'aéroport 
londonien de Stansted. 
    O'Leary a indiqué que sa compagnie envisageait d'ouvrir un 
nouveau centre de formation à Stansted, créant quelque 450 
emplois en Grande-Bretagne où ses investissements atteignent 
près de 1,3 milliard d'euros. 
    Lors d'une réception à laquelle participait le ministre 
britannique des Finances, George Osborne, Michael O'Leary a 
estimé qu'un risque pesait sur les emplois et les 
investissements si la Grande-Bretagne décidait de sortir de 
l'UE. 
    "Pour dire les choses simplement, si la Grande-Bretagne 
n'est pas membre de l'UE, ces investissements et ces emplois 
iront vers d'autres pays. C'est la raison pour laquelle Ryanair 
soutient fermement la campagne pour le maintien de la 
Grande-Bretagne dans l'UE", a-t-il dit. 
    Selon lui, si le Royaume-Uni sort du bloc communautaire, il 
ne bénéficiera plus du traité "Ciel ouvert" et des tarifs 
aériens communs, ce qui provoquera une hausse du coût des 
vacances pour les Britanniques. 
    "Quitter l'Union européenne est un aller sans retour vers 
une Grande-Bretagne appauvrie", a déclaré pour sa part George 
Osborne. Lors de son intervention à l'aéroport de Stansted, le 
chancelier de l'Echiquier s'en est pris aux partisans du Brexit 
qui réclament que le Royaume-Uni quitte non seulement l'UE mais 
aussi son marché commun. 
    Une telle issue, a-t-il dit, représenterait un manque à 
gagner de l'ordre de 200 milliards de livres (environ 250 
milliards d'euros) par an sur quinze ans pour les échanges 
commerciaux. Son effet sur les investissements étrangers dans 
l'économie britannique serait similaire, a-t-il ajouté. 
    Il a également reproché aux partisans du "Brexit" de voir 
une forme de complot dans les projections réalisées par des 
institutions internationales comme le Fonds monétaire 
international (FMI) ou l'Organisation pour la coopération et le 
développement économique (OCDE) sur les conséquences économiques 
d'un divorce entre la Grande-Bretagne et l'UE. 
    "L'argument économique ne fait aucun doute, a-t-il dit. Ce 
n'est pas un complot, ça s'appelle un consensus."     
 
 (Andy Bruce; Pierre Sérisier et Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 

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