GB/Référendum sur l'UE-Les LibDem pourraient négocier avec Cameron

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LONDRES, 15 avril (Reuters) - Le parti libéral-démocrate britannique, qui pourrait détenir la clé d'une coalition gouvernementale après les élections du 7 mai, ont entrouvert mercredi la porte à leur soutien au projet de référendum sur le maintien dans l'Union européenne de David Cameron en échange de "concessions". Présentant leur programme politique en vue des législatives, les "LibDem", membres de la coalition au pouvoir depuis 2010, ont établi une liste de cinq priorités pour continuer à participer au gouvernement. Ces domaines d'action qualifiés de "non négociables" sont la justice fiscale, la discipline budgétaire, la santé publique, l'environnement et l'éducation - mais pas l'engagement du Premier ministre conservateur à organiser un référendum sur l'appartenance à l'UE d'ici à 2017, un projet pourtant jugé inopportun par les Libéraux démocrates. Interrogé sur cette omission, Nick Clegg a assuré que la position de son parti de centre-gauche - pas de référendum avant une modification effective des traités européens - n'avait pas changé, mais il n'a pas voulu dire si cela pourrait constituer une pierre d'achoppement lors des négociations en vue de la formation d'une coalition. Le principal rédacteur du programme des LibDem, David Laws, a de son côté laissé entendre qu'il pourrait être possible de négocier avec David Cameron sur ce point après les élections, et d'obtenir des concessions dont il n'a pas souhaité préciser la nature. "Nous ne voulons pas d'un référendum organisé selon un calendrier établi de manière arbitraire par les Tories (NDLR: le parti conservateur), nous ne pouvons pas le dire de manière plus claire et nous estimons que cela constituerait un gros risque pour la stabilité économique du pays", a dit le parlementaire. "Mais il serait prématuré et présomptueux de commencer à négocier sur ce genre de choses avant le vote", a-t-il ajouté. Ni les conservateurs de David Cameron, ni les travaillistes d'Ed Miliband ne semblent en position de remporter la majorité absolue le 7 mai au terme de ce qui pourrait être l'un des scrutins les plus serrés depuis les années 1970. Les Britanniques sont également partagés sur le maintien de leur pays dans l'UE (40% pour, 39% contre), selon un sondage publié mercredi par le Financial Times. (William James; Tangi Salaün pour le service français)

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