GB-Référendum le 23 juin, Cameron défendra le maintien dans l'UE

le , mis à jour à 16:06
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 (actualisé avec déclarations, contexte) 
    par William Schomberg et Ana Nicolaci da Costa 
    LONDRES, 20 février (Reuters) - Le référendum sur le 
maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne aura lieu 
le 23 juin, a annoncé samedi le Premier ministre britannique 
David Cameron qui fera campagne pour le "oui"     
    "Je me présenterai lundi au Parlement et je proposerai que 
le peuple britannique se prononce le jeudi 23 juin par 
référendum sur notre avenir en Europe", a déclaré le chef de 
l'exécutif britannique à l'issue d'un Conseil des ministres 
exceptionnellement organisé un samedi. 
    "Ma recommandation est claire. Je crois que la 
Grande-Bretagne sera plus sûre et plus forte et encore meilleure 
dans une Union européenne réformée", a dit David Cameron devant 
le 10, Downing Street. "Quitter l'Europe menacerait notre 
économie et notre sécurité nationale." 
    Après deux jours de négociations avec ses partenaires de 
l'UE, Londres a obtenu qu'on lui garantisse explicitement une 
exemption concernant l'objectif d'une "Union sans cesse plus 
étroite", qu'on lui offre des concessions importantes sur les 
prestations sociales versées aux travailleurs européens 
installés dans le pays et que les avantages de la City soient 
préservés.   
    David Cameron, qui doit faire face à un vaste mouvement 
eurosceptique au sein de son propre parti conservateur, a fait 
savoir qu'il défendrait le maintien du Royaume-Uni dans l'UE 
lors du référendum. 
     
    LE GOUVERNERMENT DIVISÉ 
    L'un de ses plus proches alliés, le ministre de la Justice 
Michael Goven, et cinq autres membres du gouvernement, ont 
annoncé qu'ils feraient campagne en faveur d'une sortie de 
l'Union européenne. 
    Deux autres poids lourds du gouvernement britannique, la 
ministre de l'Intérieur Theresa May et le ministre des Finances 
George Osborne, défendront de leur côté le maintien du 
Royaume-Uni au sein du bloc communautaire. 
    Le maire de Londres, Boris Johnson, n'a pas encore 
officiellement pris position. Une source a déclaré à Reuters 
qu'il pourrait la faire connaître dimanche. 
    Chez les partisans du "Brexit", l'accord obtenu vendredi 
soir est insuffisant et on continue de penser que le Royaume-Uni 
prospérera davantage seul qu'en demeurant au sein d'une Union 
qu'ils jugent phagocytée par Berlin. 
    "C'est un accord vraiment lamentable", a déclaré Nigel 
Farage, chef de file du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni 
(UKIP). "Quittons donc l'Union européenne, contrôlons nos 
frontières, dirigeons notre pays et cessons donc de donner 
chaque jour 55 millions de livres à Bruxelles." 
    Les derniers sondages montrent qu'une partie non négligeable 
de l'électorat britannique n'a pas encore fait son choix. 
L'échec de l'Union européenne face à la crise des migrants 
pourrait toutefois en convaincre certains de voter en faveur 
d'une sortie de l'Union. 
    Selon une enquête d'opinion de l'institut TNS publiée 
vendredi, le camp du "no" à l'Union devance légèrement celui du 
"yes" avec 36% des sondés en faveur d'une sortie de l'UE contre 
34% en faveur d'un maintien. Les indécis représentent 23% et 7% 
n'ont pas l'intention d'aller voter.   
    Le bookmaker Ladbrokes est de son côté plus affirmatif et 
indique que les parieurs misent à 69% en faveur d'un maintien 
dans l'Union. 
 
 (William Schomberg,; Jean-Stéphane Brosse, Eric Faye et Nicolas 
Delame pour le service français) 
 
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