GB-Près de 13.500 sociétés bénéficient du "passeport européen"

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    LONDRES, 20 septembre (Reuters) - Près de 13.500 banques, 
compagnies d'assurance, sociétés d'investissement et autres 
institutions financières utilisent actuellement au Royaume-Uni 
le "passeport européen" qui leur assure l'accès aux marchés du 
reste de l'Union européenne, a annoncé le directeur général de 
la Financial Conduct Authority (FCA) dans une lettre publiée 
mardi. 
    Le passeport européen permet à toute entreprise autorisée à 
opérer dans l'un des pays de l'Union de s'implanter dans la 
totalité de l'Union européenne. Il a contribué au cours des 
dernières décennies au développement de la place financière de 
Londres.  
    L'autorité financière britannique a recensé 8.008 
entreprises utilisant un passeport "entrant", c'est à dire émis 
par l'un des 27 autres Etats membres de l'UE pour leur permettre 
de faire des affaires en Grande-Bretagne ou ailleurs, et 5.476 
utilisatrices d'un passeport "sortant", émis par une autorité 
britannique au profit d'une entreprise britannique pour lui 
permettre d'accéder au reste de l'Union.  
    Ces chiffres ont été publiés à la demande d'un comité du 
Trésor britannique chargé d'évaluer l'impact du vote britannique 
du 23 juin en faveur de la sortie du pays de l'UE.  
    "Ces chiffres nous donnent une première idée des effets de 
la perte d'un accès intégral au marché unique dans les services 
financiers. L'activité menacée pourrait être importante", a 
déclaré Andrew Tyrie, président du comité du Trésor. 
    De nombreuses banques et sociétés financières craignent que 
les négociations à venir sur la sortie de la Grande-Bretagne de 
l'Union débouchent sur un accord qui ne leur assurerait pas le 
maintien des conditions d'activité actuelles. Cela pourrait 
conduire certaines d'entre elles à réduire leur présence à 
Londres, mais aussi restreindre l'accès de sociétés de l'UE aux 
marchés de capitaux. 
    "Aucun arrangement simple ne peut préserver les arrangements 
existants liés au passeport tout en assurant au Royaume-Uni 
l'influence et le contrôle dont il a besoin sur l'évolution de 
la réglementation des services financiers", a dit Andrew Tyrie. 
    "Les efforts entrepris pour assurer aux entreprises basées 
au Royaume-Uni un accord convenable seront l'un des aspects les 
plus délicats des négociations sur l'avenir des relations entre 
le Royaume-Uni et l'UE." 
 
 (Steve Slater; Marc Angrand pour le service français, édité par 
Juliette Rouillon) 
 
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