GB-Pour frapper en Syrie, il faut convaincre les députés-Cameron

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(Actualisé avec déclarations) BELEK, Turquie, 16 novembre (Reuters) - Le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré lundi souhaiter que le Royaume-Uni mène des frappes aériennes contre l'Etat islamique (EI ou EIIL) en Syrie, mais qu'il restait à convaincre les députés de soutenir ce genre d'action. Le Royaume-Uni participe à des bombardements contre l'EI en Irak mais le Premier ministre n'a pu obtenir du Parlement l'extension de ces frappes à la Syrie. "J'ai toujours dit que je pense qu'il est sensé que nous devrions (le faire) -- l'EIIL ne reconnaît pas de frontière entre l'Irak et la Syrie et nous ne devrions pas non plus --, mais il faut que j'élabore mes arguments, que j'aille au Parlement, que je convainque plus de gens", a déclaré David Cameron sur une station de radio de la BBC. "Nous n'organiserons pas ce vote jusqu'à ce que nous constations que le Parlement est susceptible d'approuver cette action, parce qu'échouer sur cela serait préjudiciable (...) pour notre pays et sa réputation dans le monde." David Cameron a toutefois précisé qu'il agirait directement si les intérêts britanniques étaient en jeu. Il a rappelé que l'armée de l'air britannique avait frappé en Syrie en septembre dernier pour tuer deux Britanniques qui combattaient pour l'EI et préparaient des attentats sur le sol britannique. ID:nL5N11D389 "Nous avons été informés de l'existence de cellules opérant en Turquie qui radicalisent certaines personnes dans nos pays et qui ont le potentiel pour en renvoyer certains (en Europe) pour y mener des attaques", a déclaré David Cameron la BBC. "Nos services de sécurité et de renseignements ont empêché de l'ordre de sept attaques au cours des six derniers mois, bien que de moindre ampleur (qu'à Paris). C'est l'une des raisons pour lesquelles nous renforçons nos services de sécurité et de renseignements", a-t-il dit. Dans un rapport, qui doit être publié le 23 novembre, le gouvernement annoncera le financement de l'embauche de 1.900 officiers au MI5 et au MI6, les agences de renseignement, et au GCHQ, spécialisé dans le renseignement électronique. Il est également prévu que la sécurité des transports aériens soit durcir, dans la foulée du crash le mois dernier dans le Sinaï d'un avion russe. Le Premier ministre doit évoquer ce dernier sujet lundi avec les autres dirigeants réunis en Turquie pour le sommet du G20. (Kylie MacLellan; Danielle Rouquié et Nicolas Delame pour le service français)

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