GB-"période difficile" pour la stabilité financière-BoE

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    LONDRES, 22 septembre (Reuters) - La Grande-Bretagne 
s'expose toujours à une "période difficile" pour sa stabilité 
financière malgré la résistance dont elle a fait preuve à la 
suite du référendum du 23 juin qui a donné un résultat favorable 
à la sortie du pays de l'Union européenne (UE), estime la Banque 
d'Angleterre (BoE). 
    Le gouvernement britannique est soucieux de préserver le 
statut de première place financière européenne de Londres en 
dépit du vote favorable au Brexit mais en tout état de cause, 
ajoute la BoE, il est hors de question d'assouplir les règles de 
fonds propres des banques. 
    "Même si la stabilité financière a été préservée au 
Royaume-Uni au travers d'une période de volatilité (...) le 
Royaume-Uni s'expose à une période difficile d'incertitude et 
d'adaptation", observe le Comité de politique financière (FPC) 
de la BoE, dans son rapport trimestriel publié jeudi. 
    Dans la mesure où l'accès des banques britanniques au marché 
communautaire est une question non encore éclaircie, il est 
probable que le secteur bancaire fera pression sur le 
gouvernement pour qu'il fasse de Londres une destination 
financière encore plus attrayante. 
    La Confédération de l'industrie britannique (CBI) réclame 
déjà un assouplissement après l'offensive réglementaire qui a 
suivi la crise financière. 
    Mais la BoE juge que, "nonobstant la forme particulière que 
prendrait la future relation du Royaume-Uni avec l'UE", le 
système financier britannique a besoin de "normes prudentielles 
solides". 
    De ce fait, le FPC, qui ne fait aucune recommandation 
réglementaire nouvelle, précise toutefois qu'il entreprendra un 
examen du crédit bancaire en novembre "pour se prémunir du 
risque d'un relâchement prononcé des règles d'octroi et d'une 
hausse sensible du nombre de ménages fragilisés". 
    La BoE publiera par ailleurs ses tests de résistance 
bancaires, au vu, en particulier, des risques créés par la 
croissance rapide du crédit en Chine. 
    Ces risques ont déjà pris forme dans le secteur de 
l'immobilier commercial en Grande-Bretagne, dont les 
transactions n'ont jamais été aussi peu nombreuses depuis 2009, 
observe la banque centrale. 
    Plusieurs fonds immobiliers ont bloqué les retraits en 
juillet et en août, en raison d'une ruée des investisseurs 
préalable à une décote de la valeur des biens fonciers et 
immobiliers. 
     
 
 (David Milliken et Huw Jones, Wilfrid Exbrayat pour le service 
français, édité par Véronique Tison) 
 
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