GB : mise aux enchères en juin de 85 oeuvres de Miro dont la vente avait été annulée

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Photo prise le 11 juillet 1981 du peintre catalan Joan Miro AFP PHOTO/RALPH GATTI
Photo prise le 11 juillet 1981 du peintre catalan Joan Miro AFP PHOTO/RALPH GATTI

(AFP) - La maison Christie's a annoncé jeudi la remise en vente aux enchères, en juin à Londres, de 85 oeuvres de l'artiste espagnol Joan Miro, dont la vente avait été annulée début février du fait de démêlés judiciaires au Portugal.

La vente de la collection - propriété de l'Etat portugais qui souhaitait avec ses enchères contribuer à renflouer ses caisses - avait "été annulée à la suite d'un différend dont la justice portugaise a été saisie et dans lequel Christie's n'est pas partie prenante", avait indiqué la maison d'enchères le 4 février dans un communiqué.

"Nous sommes ravis de confirmer que nous allons proposer lors d'une vente aux enchères en juin à Londres la collection de 85 oeuvres de Miro", a indiqué jeudi à l'AFP la maison d'enchères, sans préciser les raisons de ce revirement.

Début février, le tribunal administratif de Lisbonne avait autorisé la vente chez Christie's. Ce faisant, il rejetait une demande du parquet général portugais recommandant de suspendre la vente. Pareille mesure était réclamée par des députés du Parti socialiste portugais, principale force d'opposition au gouvernement de centre droit.

Le parquet général portugais a introduit un nouveau recours, mais le tribunal ne s'est pas encore prononcé.

Christie's estime la valeur globale des 85 Miro à plus de 30 millions de livres (36,4 millions d'euros), présentant la collection comme l'"une des plus vastes et impressionnantes collections de l'artiste jamais mises aux enchères".

La vente comprend notamment un des chefs d'oeuvre de l'artiste espagnol, "Femmes et oiseaux", évalué entre 4 et 7 millions de livres (4,8 à 8,4 millions d'euros) par Christie's.

La collection était devenue propriété de l'Etat portugais à la suite de la nationalisation en 2008 de la banque BPN, qui avait subi d'importantes pertes dues à des opérations frauduleuses aggravées par la crise financière internationale.

La décision du gouvernement de vendre les 85 oeuvres de Miro pour renflouer les caisses de l'Etat a mis en émoi les milieux culturels et l'opposition socialiste portugaise.

Le Portugal s'est engagé auprès de ses créanciers internationaux à mettre en oeuvre un programme de rigueur budgétaire stricte, en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011.

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