GB-May souhaite renforcer les relations avec la Chine

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 (Actualisé tout du long) 
    PEKIN, 16 août (Reuters) - La Première ministre britannique 
Theresa May a écrit une lettre au président chinois Xi Jinping 
et au Premier ministre Li Keqiang dans laquelle elle exprime le 
souhait de renforcer les relations entre la Grande-Bretagne et 
la Chine malgré le retard pris sur le projet nucléaire Hinkley 
Point. 
    Ce courrier a été adressé aux dirigeants chinois après la 
décision de la nouvelle chef du gouvernement de repousser la 
signature du projet de réacteurs nucléaires de type EPR dans le 
Somerset en Angleterre. 
    Ce projet de 24 milliards de dollars prévoit la construction 
de deux réacteurs par le français EDF  EDF.PA  avec une 
participation de l'entreprise publique chinoise CGN (China 
General Nuclear) à hauteur d'un tiers. 
    Pékin a demandé que le projet, dont la signature devait 
avoir lieu fin juillet, aille de l'avant. La participation 
chinoise à Hinkley Point avait été scellée lors d'une visite à 
Londres du président Xi Jinping en 2015, présentée comme le 
point d'orgue d'une "période dorée" entre les deux pays. 
    Pékin a mis la Grande-Bretagne en garde contre un refus des 
investissements chinois précisant que les relations entre les 
deux pays se trouvaient à un "tournant crucial". 
    Alok Sharma, sous-secrétaire d'Etat au ministère des 
Affaires étrangères et du Commonwealth, a fait part lors d'une 
rencontre avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang 
Yi du courrier adressé par Theresa May au président Xi Jinping 
et au Premier ministre Li Keqiang.  
    La Grande-Bretagne "est impatiente de renforcer la 
coopération avec la Chine en matière commerciale, d'entreprises  
et sur les questions mondiales", précise le ministère chinois 
des Affaires étrangères citant le courrier. 
    Alok Sharma a précisé sur Twitter avoir eu une première 
rencontre "excellente" avec Wang Yi. 
    Pour l'ancien Premier ministre britannique David Cameron, le 
projet Hinkley Point constituait un signe de l'ouverture de la 
Grande-Bretagne aux investissements étrangers. 
    Arrivée aux affaires après le référendum sur le Brexit, 
Theresa May a exprimé certaines inquiétudes concernant les 
implications en matière de sécurité d'un tel investissement 
chinois et a demandé un rapport sur la question, selon un ancien 
collègue. 
    CGN a fait savoir qu'elle respectait la décision du nouveau 
gouvernement britannique de prendre le temps nécessaire pour se 
familiariser avec le dossier. 
     
 
 (Bureau de Pékin; Julie Carriat pour le service français) 
 

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