GB-May juge que les taux bas et le QE ont eu des effets négatifs

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    BIRMINGHAM, Angleterre, 5 octobre (Reuters) - Les mesures 
d'urgence prises par la Banque d'Angleterre pour préserver 
l'économie britannique depuis la crise financière de 2008 ont eu 
des effets secondaires négatifs et le moment est venu d'une 
nouvelle approche pour soutenir la croissance économique, a 
déclaré mercredi Theresa May. 
    Le taux d'intervention de la banque centrale, à 0,25%, est à 
un plus bas record et la BoE a récemment élargi ses rachats 
d'obligations dans le cadre de son programme d'assouplissement 
quantitatif (quantitative easing, QE) destiné à soutenir 
l'activité.   
    "Si la politique monétaire de taux d'intérêt très bas et 
d'assouplissement quantitatif a fourni le traitement d'urgence 
nécessaire après l'effondrement financier, nous devons 
reconnaître qu'il y a eu des effets secondaires négatifs", a dit 
la Première ministre britannique dans un discours au congrès 
annuel de son Parti conservateur. 
    "Les gens qui possédaient des actifs sont devenus plus 
riches, les gens qui n'en avaient pas ont souffert; les gens qui 
avaient des emprunts se sont retrouvés avec une dette moins 
coûteuse, les gens qui avaient de l'épargne se sont retrouvés 
plus pauvres", a-t-elle poursuivi. "Un changement doit avoir 
lieu et nous allons le mettre en oeuvre." 
    Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a 
lui-même récemment déclaré que la capacité des banquiers 
centraux à continuer de soutenir l'économie était limitée et 
qu'il revenait aux gouvernements de prendre les mesures 
nécessaires pour garantir une croissance à long terme. 
    Theresa May, parvenue au pouvoir après le vote britannique 
en faveur d'une sortie de l'Union européenne le 23 juin, a 
réitéré la détermination de son gouvernement à "continuer de 
viser un budget à l'équilibre". Elle a déjà formulé cet 
engagement même si elle a aussi renoncé à l'objectif de l'ancien 
ministre des Finances, George Osborne, d'un basculement vers un 
excédent budgétaire d'ici 2020. 
 
 (Kylie MacLellan, Elizabeth Piper et Stephen Addison; Bertrand 
Boucey pour le service français) 
 
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