GB-Leonardo et Airbus lorgnent la formation des 'Top gun'-sces

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    PARIS, 13 juillet (Reuters) - La concurrence va faire rage 
pour décrocher le programme Asdot de formation au combat aérien 
de l'armée britannique, un contrat de 1,6 milliard de dollars 
(1,4 milliard d'euros), le monde de l'armement recherchant des 
sources de revenus stables pour compenser la faible demande 
actuelle pour ses équipements, ont dit à Reuters des sources du 
secteur. 
    Match retour de leur récent duel sur la formation pour les 
équipages d'hélicoptères, l'italien Leonardo  LDOF.MI  et 
l'européen Airbus  AIR.PA  s'apprêtent tous deux à faire des 
offres pour remplacer dans quelques années un ensemble de 
formations destinées à l'armée britannique, ont indiqué les 
sources. 
    Leonardo envisage de proposer son avion d'entraînement 
Aermacchi M-346 en partenariat avec une entreprise britannique 
dont l'identité n'est pas connue. 
    Airbus, qui a remporté le marché de la formation pour les 
hélicoptères aux dépens de l'AgustaWestland de Leonardo, songe 
lui aussi à répondre à l'appel d'offres dans le cadre de 
l'offensive sur les services engagée à l'échelle du groupe. 
    Le géant européen entraîne déjà l'armée de l'air allemande 
avec des Learjet modifiés de Bombardier  BBDb.TO  via sa filiale 
GFD. 
    Airbus a refusé de faire un commentaire. 
    Un porte-parole de Leonardo a déclaré de son côté qu'il 
"évaluerait une palette d'options" sur la base des demandes 
britanniques, qui ne sont pas encore définies précisément, et 
qu'il était en discussion avec des partenaires potentiels. 
    Le ministère britannique de la Défense entend confier le 
contrat prestigieux de la formation des 'top guns' de la Royal 
Air Force à une seule entreprise, ou à un consortium 
d'entreprises. 
    Cette formation est actuellement assurée par le britannique 
Cobham  COB.L , qui a également répondu au marché des 
hélicoptères avec Leonardo. Cobham utilise des appareils d'un 
escadron de la marine géré par un spécialiste britannique de 
l'externalisation, Serco  SRP.L . 
    "Le ministère de la Défense n'a pas de religion sur les 
plateformes, c'est la capacité de formation et d'entraînement 
qui lui importe", commente Alexandra Ashbourne-Walmsley du think 
tank britannique Royal United Services Institute. 
    Elle estime aussi que la présence de partenaires locaux 
constituera un bonus pour des candidats étrangers confrontés aux 
nouvelles réalités de l'après-Brexit. 
    "Cette question de la défense et des emplois au Royaume-Uni 
va être davantage mise en avant à travers le processus des 
appels d'offres pour l'armée", ajoute-t-elle. 
    Leonardo et Airbus vont rejoindre un nombre désormais 
croissant de candidats sur ce type d'appel d'offres, parmi 
lesquels le québécois Discovery Air Defence Services, allié à 
l'entreprise britannique de services militaires Inzpire; la 
société britannique d'ingénierie Qinetiq  QQ.L , associée à 
l'équipementier aérospatial français Thales  TCFP.PA , qui ont 
jeté leur dévolu sur le nouvel avion d'entraînement Scorpion de 
Textron Airland  TXT.N ; ou encore le canadien CAE  CAE.TO  en 
tandem avec Draken International, basé en Floride. 
    Selon les sources, le ministère britannique de la Défense 
doit trancher l'an prochain sur le contrat Asdot, qui doit 
débuter en 2020 et couvrir une durée de 15 ans. 
 
 (Tim Hepher, Gilles Guillaume pour le service français, édité 
par Jean-Michel Bélot) 
 

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